La société immobilière BMB et le bureau d'architectes Quadra ont un projet pour Bavière

LIÈGE Ce sera certainement le sujet polémique de la rentrée liégeoise D'un côté la Ville de Liège qui met sur pied un concours international pour aménager le site de Bavière; de l'autre une société immobilière qui prend sa chance contactant le propriétaire du site (Tractebel et non la ville) et répondant à un appel d'offres de la RTBF qui va quitter le palais des Congrès.

L'offre et la demande pourraient en fait correspondre si la Ville de Liège n'avait pas clamé haut et fort qu'elle ne voulait pas de la RTBF à Bavière, préférant l'installer au Longdoz. Si tel n'était pas le cas, le projet Médiacité, vieux de 7 ans, pourrait tomber aux oubliettes.

«Mais nous n'avons rien fait de mal, s'insurge Christian Binet, le patron de BMB. Nous avons simplement imaginé un beau projet pour Bavière avant même que la Ville n'organise son concours. Ensuite, la RTBF a lancé une offre publique et nous avons joint les deux dossiers.»

A l'époque, Christian Binet ne voyait pas le problème. Tractebel possède un bien privé et a le droit de le vendre à qui il veut, la RTBF peut, elle aussi, s'installer où elle le désire «Le problème ne vient d'ailleurs pas de la qualité urbanistique de notre projet. Tout le monde s'accorde en effet pour dire que le bureau d'architectes Quadra a effectué un magnifique travail qui pourrait d'ailleurs inspirer d'autres candidats.»

Mais ce projet, quel est-il? Il prévoit la construction de 300 logements unifamiliaux, munis de jardins et de parkings souterrains. Le site de 4 hectares serait muni d'un espace de jeux pour enfants et d'un petit commerce de proximité. Il serait globalement en piétonnier. La chapelle serait conservée, tout comme l'entrée de l'espace Bavière.

«Les maisons seraient mises en vente dans des prix oscillant entre 120 et 140.000€? La RTBF, elle achèterait 6.000 m2 et y construirait sa tour. Comme elle serait propriétaire, elle aménagerait son espace comme elle l'entend, tout en conservant une logique urbanistique.»

Associé pour l'occasion à un investisseur de Geel (Janssens et Drogmans) et un autre namurois, Christian Binet estime que son chantier durerait 4 ans. «Après cela, il faudra vendre les 300 logements et je vous assure que ce ne serait pas une chose facile.»

Il ne sera pas facile non plus de s'entendre avec la Ville, puisque le projet de BMB est hors-concours

© La Dernière Heure 2005