Un troisième réseau d'information de quartier sur le territoire brainois

BRAINE-L'ALLEUD Le maïeur Vincent Scourneau aime à le répéter : les chiffres rendant compte de la criminalité dans sa commune montrent une baisse constante du nombre de faits constatés. Mais un seul cambriolage (et ils ne sont tout de même pas exceptionnels), c'est encore un de trop. Alors il y a bien sûr des réponses en matière de moyens policiers, mais les citoyens peuvent aussi jouer leur rôle.

Sans se prendre pour des vigiles qui patrouillent la nuit dans les quartiers parce que tôt ou tard ça tourne à l'accident, mais en gardant l'oeil ouvert et en avertissant les forces de l'ordre quand il se passe quelque chose de suspect.

C'est la philosophie des RIQ, les réseaux d'information de quartier. Le principe est à présent bien connu : dans une zone bien circonscrite, les voisins communiquent entre eux et savent qui est en vacances, qui part tôt le matin, qui rentre le soir avec une camionnette... Et si quelque chose semble anormal, les informations remontent vers un coordinateur, qui est l'interlocuteur privilégié de la police locale. L'info circule également dans l'autre sens, avec par exemple des mises en garde de la police aux habitants d'un quartier si une épidémie de vols frappe la commune.

Après celui constitué en 2003 au Bois de Mai (Lillois) puis un autre dans le quartier des Sept Fontaines, un troisième RIQ a été signé officiellement hier matin à l'hôtel de ville : il s'agit du RIQ des Culots, qui couvre trois rues de Bois-Seigneur-Isaac, soit une centaine de maisons. Un joli quartier qui a le désavantage de se trouver à proximité des entrées du Ring, ce qui rend les maisons tentantes pour ceux qui aiment entrer sans demander l'avis des propriétaires et ensuite changer d'arrondissement en quelques minutes...

"Nous avions déjà développé un réseau entre voisins, avec la communication d'informations de sécurité par mail, explique le coordinateur, Alain Roggeman. Environ 50 % des habitants participaient. Donner un plus de structure à ce réseau avec un RIQ et, surtout, l'avantage d'une communication organisée avec la police était dans la continuité de cette démarche. Cela va permettre la circulation d'informations encore plus pertinentes."

Vincent Fifi

La convention lançant le troisième RIQ existant sur le territoire de Braine-l'Alleud a été signée entre les autorités communales, les représentants de la zone de police et les habitants du quartier des Culots. (DH)