Devenu femme, l’homme est notamment condamné pour violence intrafamilialeà l’encontre d’une compagne

PRISONBRUXELLES Lorsqu’un(e) transsexuel(le) passe par la case prison, se pose la délicate question pour notre administration pénitentiaire de savoir s’il faut l’incarcérer dans un établissement réservé aux femmes ou… aux hommes.

“En principe, c’est l’état civil du détenu qui prédomine dans ce choix”, explique Laurent Sempot, porte-parole de la Direction générale des établissements pénitentiaires (DG EPI). “Lorsqu’on est cependant confronté à des personnes où il y a discussion, on tient compte au cas par cas de leur véritable identité sexuelle. Cela se détermine éventuellement à la suite d’examens médicaux et psychologiques.”

Même si elle n’a pas fait changer son sexe sur sa carte d’identité, Michelle, 44 ans, est en conséquence incarcérée actuellement à la prison pour femmes de Berkendael (Forest) depuis mercredi.

“Les choses sont suffisamment claires pour le moment. La situation sera toutefois évaluée au fur et à mesure”, indique Laurent Sempot. Précisons que notre détenue avait déjà purgé sa dernière condamnation, courant des années nonante, au sein de la même prison.

C’est en effet entre deux incarcérations que Michel est devenu Michelle.

Aujourd’hui, Michelle repasse une énième fois par la case prison (20 mois) parce qu’elle n’a pas effectué la peine de travail (250 heures) dont elle avait écopé en 2012 pour… “violence intrafamiliale à l’encontre d’une femme, coups et blessures sur une autre femme, vol avec violence et port d’arme prohibé”, confirme Anja Bijnens, porte-parole du parquet de Bruxelles.

D. Ha.