Il abusait de la femme de son cousin et lui faisait subir des traitements dégradants

TRIBUNALVERVIERS Le 1er novembre 2012, une femme est admise à l’hôpital, le corps couvert de blessures, de lésions et d’hématomes, des pieds à la tête. Elle a en plus le crâne rasé. Les médecins soupçonnent des violences conjugales et avertissent la police, mais l’enquête révèle vite que le responsable n’est pas le mari, mais le cousin de ce dernier, Saïp Bahtiri, 40 ans, un Kosovar vivant à Verviers.

À cette occasion, Silvana porte plainte pour viols répétés, séquestration, traitement inhumain, coups et blessures, menaces de mort…

L’enquête détermine que l’homme avait réellement pris le pouvoir dans cette famille, par la terreur. Il menaçait de tuer leurs cinq enfants, battait le mari et la femme, qu’il emmenait chez lui et l’enfermait pour la violer.

Comparaissant détenu devant le tribunal correctionnel, il nie tout en bloc. “C’est vrai que nous avions des relations sexuelles depuis trois ans, mais tout à fait consenties. Elle était amoureuse de moi et voulait se marier avec moi et quitter son mari. Lui, il ne pouvait plus, moi cinq fois par jour”, se vante-t-il.

Il n’admet que deux ou trois gifles à la femme comme au mari, lors de l’une ou l’autre dispute. Mais les enfants disent qu’il frappait régulièrement leurs parents. Les voisins parlent de disputes incessantes, de cris, de pleurs, de hurlements, de visage tuméfié.

Et il y a les coups constatés à l’hôpital. Et puis, cette scène de la tonte des cheveux : “C’était une punition, parce qu’elle a trahi mon cousin en couchant avec tout le monde. J’ai commencé, lui a terminé.”

Ses dénégations n’ont pas suffi à convaincre le tribunal, qui évoque des traitements inhumains et dégradants, et qui l’a condamné à 4 ans ferme.

A. V. P.