The impossible. Un drame inspiré de la catastrophe du tsunami en Thaïlande

DRAME THE IMPOSSIBLE RÉSUMÉ. 24 décembre 2004. Maria et Henry Benett emmènent leurs trois garçons à Phuket, en Thaïlande, pour passer le réveillon de Noël. Personne ne profitera longtemps des cadeaux : le 26, un tsunami gigantesque les surprend autour de la piscine. Grièvement blessée à la poitrine et aux jambes, exsangue, Maria ne peut compter que sur l’aide de son fils aîné, Lucas. Avant d’être recueillie et soignée avec les moyens du bord par la population qui a survécu au drame.

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NOTRE AVIS. Impossible de ne pas être submergé d’émotions, de ne pas se noyer dans un océan d’empathie et de ne pas assister les sangs glacés à cette histoire vraie tout simplement cauchemardesque. Les séquences aquatiques sont tout simplement insupportables. Dans une eau sale, tout le monde se débat comme il peut au milieu des fils électriques ou des objets lourds qui emportent tout sur leur passage.

Le bruitage, amplifié, génère même des haut-le-cœur au rythme des os brisés, des membres lacérés ou des branches qui transpercent les corps. Même avec le cœur bien accroché, on n’en mène pas large dans la salle pendant la première demi-heure.

La suite n’est, hélas, pas tout à fait du même tonneau. On sent – dans les prises de vues, les comportements ou la malchance qui empêche les protagonistes de se rencontrer dans ce chaos indescriptible – toutes les ficelles hollywoodiennes.

La plupart des survivants surmontent un peu trop rapidement leur abattement, la perte de leurs proches ou le doute concernant leur sort. La solidarité prend systématiquement le pas. Notamment lorsque Géraldine Chaplin vient consoler deux enfants en évoquant ce “merveilleux mystère des étoiles qui continuent à briller même après leur mort”.

Pas besoin d’avoir entamé des études scénaristiques à Hollywood pour deviner les rebondissements et les grandes déclarations qui vont suivre. Plus gênant peut-être encore, les Thaïlandais paraissent assez peu nombreux parmi les victimes entassées dans les hôpitaux.

Bref, en dépit d’une séquence finale une nouvelle fois terrifiante, cette histoire vraie paraît parfois un peu artificielle. Dommage car ce récit possède une véritable force terrifiante et la capacité de susciter la compassion pour les victimes mais aussi pour les Thaïlandais dont le pays a été dévasté.

Patrick Laurent

La première partie du film est bouleversante de réalisme : effrayante ! Mais la suite respecte davantage les grosses ficelles made in Hollywood.DR