Trois événements et une expo pour marquer les 60 ans de la libération de la cité des Aclots

NIVELLES C'est le 5 septembre 1944 que le capitaine Roy C. Jordan, à la tête de la deuxième division américaine, est arrivé sur la Grand-Place de Nivelles. La cité des Aclots, qui a connu dès le début de la deuxième guerre mondiale un terrible bombardement, est libérée.

Soixante ans plus tard, autorités communales et associations locales marquent le coup par un programme culturel s'étalant sur un week-end. Premier rendez-vous le vendredi 3 septembre à 20 h: la compagnie du Comble proposera Le Bal, au Waux-Hall. Comme pour toutes les manifestations mises sur pied dans le cadre de ce 60e anniversaire, l'entrée sera gratuite.

Le Bal, ce n'est pas une pièce comme les autres: on n'y prononce pas une seule parole tout en remontant dans le temps, de 1936 lorsqu'on dansait la java à la guerre, l'occupation, la libération, les années 60, mai 68, les eighties

«C'est soixante années d'histoires singulières qui défilent à l'intérieur d'une même salle de bal, résume Patricia Dacosse, metteuse en scène et prof d'art dramatique à l'académie de Nivelles. Ce sont plus de 70 personnages différents interprétés par 15 comédiens avec en arrière-fond la danse, la musique et l'amour.»

Incontournable Jack Gondry

Samedi 4 septembre à 20 h, le Corps musical nivellois, qui fête lui aussi ses 60 ans une exposition est en cours au Shopping Center donnera un concert de gala. L'ensemble Alizé, de Rixensart, sera l'invité d'honneur de la soirée.

Dimanche à 17 h, c'est l'ensemble de Jack Gondry qui se produira au Waux-Hall. Il s'agit d'un projet qui tenait particulièrement à coeur au jazzman nivellois: en septembre 1944, son ensemble avait animé le premier bal de la Libération, et certains s'en souviennent encore!

Jack Gondry est aujourd'hui décédé mais Jean-Jacques, son fils, a décidé de poursuivre le projet. Il remplacera son père au piano, cédant la place de guitariste qu'il tient depuis 30 ans dans l'orchestre.

«Les morceaux que nous allons jouer sont en majorité des arrangements de mon père, explique-t-il. Quand on parle de la Libération, on pense à Glenn Miller mais il n'y a pas que ça. Nous jouerons aussi, entre autres, du Benny Goodman.»

La maison de la Laïcité, dans la rue des Brasseurs, participera également aux festivités en proposant une exposition les 4 et 5 septembre. Par le biais de diapositives commentées et d'une vidéo, les visiteurs pourront revivre le bombardement, voir la ville en ruine, la fuite des Allemands, la Libération et les étapes de la reconstruction du centre-ville.

© La Dernière Heure 2004