Non, François de Brigode et ses collègues ne se retrouvent pas au chômage; non, le scénario de Bye Bye Belgium n’a pas eu lieu; non les émissions de la RTBF n’ont pas cessé d’émettre. Mais que se passerait-il si tout cela devenait réalité ? Impossible ? Pas tant que ça. La Grèce en est le malheureux exemple.

L’arrêt brutal de la télévision publique nationale, ERT, est un événement important. Et pas uniquement sur un plan télévisé. N’est-ce pas là, sans faire de raccourci, la disparition de la première brique de l’édifice démocratique ? Comble de l’ironie, un système qui a d’ailleurs vu le jour dans cette nation.

La fin d’une chaîne nationale est un signal inquiétant. Si les chaînes privées sont aptes à prendre le relais, sa disparition marque l’arrêt du discours par tous et pour tous.

Une chaîne publique est gage de pluralité d’opinions, d’informations objectives, indispensables au bon fonctionnement de la démocratie. Ce signal a définitivement disparu ce mercredi à Athènes.

Sophie Lagesse