L’opposition à Braine-l’Alleud se réjouit de prendre du poids

ÉLECTIONS COMMUNALES BRAINE-L’ALLEUD Les urnes ont parlé, la liste du bourgmestre, Vincent Scourneau, dispose d’une majorité absolue et pilotera de manière plutôt confortable, durant six ans, le développement de Braine-l’Alleud. Dans notre édition d’hier, il se réjouissait d’un score historique, le 2e dans l’histoire de Braine-l’Alleud : 20 sièges et 54,39 % pour la liste, et un score personnel de 4.590 voix de préférence.

Olivier Parvais, le chef de file socialiste qui a accepté de faire liste commune avec le maïeur MR, a obtenu 2.099 voix de préférence mais il restait partagé, dimanche soir, sur le score de ses troupes.

Sur les 20 sièges de la liste, trois seulement reviennent au PS. La majorité absolue maintenue, une victoire face aux deux partis principaux de l’opposition (Écolo et Intérêts brainois) ? Ce n’est pas l’avis d’Olivier Vanham, le conseiller CDH sortant qui a fait le pari de fonder le mouvement IB.

Il engrange 2.013 voix de préférence et son parti compte désormais sept élus. Tandis que, du côté d’Écolo, on gagne deux sièges en passant de trois à cinq.

“Ce n’est pas un succès électoral pour la majorité“, martèle Olivier Vanham. “La réalité des chiffres, c’est qu’elle perd six sièges et que le bourgmestre, Vincent Scourneau, a perdu 800 voix de préférence par rapport au dernier scrutin. Pour moi, c’est un message clair de l’électeur, et nous allons travailler à présent pour capitaliser notre résultat qui est très encourageant.”

Le pari de transformer le CDH en IB est donc, pour Olivier Vanham, plus que réussi et la démarche ne doit pas être résumée à une simple ouverture de la liste à des personnalités non étiquetées humanistes.

Prêt à collaborer davantage avec la liste du bourgmestre et à faire des propositions ? “La réponse à cette question ne va pas venir de chez nous”, indique le chef de file des IB. “Nous sommes dans la minorité, nous sommes là pour interpeller, pour relayer ce que nous disent les Brainois. C’est à la majorité de l’accepter et d’avoir avec nous des échanges sur le fond, et pas sur la forme avec des provocations et des railleries.” V. F.

Olivier Vanham.