Nicolas Colsaerts pointait en 6e position après les deux premiers tours de l’US Open

GOLFMERION CLUB Les Américains Phil Mickelson et Bill Horschel étaient en tête de l’US Open, hier, après la fin du deuxième tour. Celui-ci n’avait pu se terminer, comme prévu, vendredi en raison de la tombée de la nuit. Les deux Américains étaient, au demeurant, les seuls joueurs à se situer sous le par (-1) sur ce parcours du Merion Golf Club (par 70) d’une incroyable difficulté tactique et technique. Les Anglais Luke Donald et Justin Rose et l’Américain Steve Stricker se partageaient la troisième place, dans le par.

Pointé en sixième position (+1), Nicolas Colsaerts se situait dans une position d’outsider idéale à l’aube de ce troisième tour. En confiance, le Bruxellois avait signé deux premières journées très régulières (69 et 72) sur ce parcours dantesque. “Sur le papier, il n’est pas très long. Dans la réalité, il est d’une infinie difficulté. Les fairways sont étroits, les roughs sont terriblement pénalisants. Et, malgré l’humidité, les greens sont restés très rapides. C’est un test permanent, d’autant que les conditions climatiques ne cessent de changer avec tantôt du vent, tantôt de la pluie, tantôt de la chaleur et du soleil”, confiait-il.

Sur ses 36 premiers trous, le Coels n’avait pas concédé le moindre double bogey : un véritable exploit tant, sur ce championship course, la moindre erreur se paie cash. Mieux : il avait plutôt bien putté sur ces greens diaboliques, ce qui en dit long sur son état d’esprit positif. Chacun sait en effet que, ces dernières semaines, son putting lui cause bien du souci. “J’ai ce parcours dans l’œil. Je le sens. Après, il faut aussi, évidemment, que tout se mette bien…”

Le sprint final de ce 113e US Open s’annonçait, en tout cas, passionnant avec une foule de prétendants. Au départ du troisième tour, on recensait une trentaine de joueurs en l’espace de cinq petits coups. Dont la plupart des ténors. Assez irrégulier depuis le premier jour, Tiger Woods (+3) n’avait évidemment pas dit son dernier mot, à l’instar de Rory McIlroy ou Ernie Els (+3 aussi).

Plusieurs favoris n’ont pas réussi à franchir le cut, dont l’Italien Matteo Manassero, l’Irlandais Graeme McDowell, l’Argentin Angela Cabrera et les Américains Jim Furyk et Keegan Bradley. Epilogue dans la nuit de dimanche à lundi (en direct sur Be tv).

Miguel Tasso