AUBANGE

La justice estime que le gestionnaire commet une faute en la maintenant

CORRECTIONNELLE Depuis plus de douze ans, les Aubangeois se battent contre la ligne à haute tension qui traverse leur commune. Ils ont uni leurs forces il y a trois ans sous le statut d’une ASBL intitulée Cades pour Commission d’action pour le droit à un environnement sain. Son objectif étant de faire reconnaître la dangerosité de la ligne à haute tension sur la santé. Et de la faire déplacer ou enfouir dans le sol.

L’asbl, mandatée par 266 riverains, a porté l’affaire devant le tribunal correctionnel d’Arlon, qui s’est prononcé cette semaine. Si le juge De Rémont a dit irrecevable la demande de l’ASBL Cades car elle émane d’une personne morale, et non fondée faute de preuve les demandes formulées au nom personnel du président de Cades, il a toutefois donné raison au plaignant. Dans ses attendus, le juge estime en effet que la société Elia, le gestionnaire du réseau à haute tension belge, commet une faute.

“Même face à ces coûts en tant que tels, il faut opposer et mettre en balance la santé d’autrui, ne mettant même en péril qu’un nombre fort limité de personnes, qui est un bien supérieur auquel n’équivaut pas l’économie de l’engagement financier d’un déplacement ou enfouissement et ses conséquences éventuelles.”

Pour le président de Cades, cette reconnaissance est une grande victoire. “Si le ministre Henry suit, la ligne devra être éloignée des habitations ou enfouie”, espère André Galhaut. En cas de réponse favorable du ministre à Elia, l’ASBL Cades introduirait un nouveau recours devant le Conseil d’État.

Laurence Brasseur

Depuis plus de douze ans, les Aubangeois se battent contre la ligne à haute tension qui traverse leur commune.