Trois spectacles pour fêter la liberté retrouvée en terre aclote

NIVELLES Il y a tout juste soixante ans, la cité retrouvait un demi-sourire. Un demi, parce qu'une partie des hommes n'étaient pas encore rentrés, et ensuite parce que le centre-ville bombardé offrait une triste vue. Mais la libération, ça se fête. En septembre 1944, c'est d'ailleurs Jack Gondry et ses musiciens qui avaient donné le premier bal.

Ce dimanche, l'orchestre du célèbre jazzman aclot était sur scène au Waux-Hall. Avec un pincement au coeur: ce concert anniversaire était un projet auquel tenait beaucoup Jack Gondry, décédé entre-temps. C'est son fils, Jean-Jacques, qui a pris sa place derrière le piano et fait vibrer le public au son du blues ou de la musique de Glenn Miller.

Le programme des festivités de commémoration à Nivelles était très dansant. Samedi, c'était le gala du Corps musical nivellois. Le concert du soixantième puisque dans la foulée de l'arrivée de la IIe division américaine sur la Grand-Place, le 5 septembre 1944, des musiciens se sont réunis spontanément au coin de la rue de Namur et de la place Emile de Lalieux. C'est le moment exact de la naissance du Corps!

Et vendredi soir, les 16 acteurs de la Compagnie du Comble ont joué Le Bal, une pièce sans parole retraçant en musique l'histoire d'un dancing et des amours qui s'y nouent et dénouent. Etonnant, et superbe.

© La Dernière Heure 2004