Les noms des policiers tués ces dernières années

BRUXELLES L'inspecteur Geert Lefever ajoute son nom à la liste trop longue des policiers morts en service. Geert n'avait que 28 ans et tant de rêves à réaliser. L'un d'eux portait le prénomd'Astrid qui était sa compagne depuis plusieurs mois. Le couple venait d'acheter une maison.

Avant lui, personne n'a oublié le sacrifice de Pierre Dubois, 47 ans, tué le 30 juillet 2004 dans la catastrophe de Ghislenghien. Le 21 février 2004, un policier d'Anvers était abattu lors d'un hold-up de bijouterie rue Appelmans. En janvier, un policier de 56 ans, M. Yvan Istasse, de Fontaine-l'Evêque, était tué par balle lors d'une intervention a priori banale un différend conjugal à Gouy-lez-Piéton. Mais c'est un métier, la police, où le premier danger est de ne plus voir le danger.

Le 10 janvier 2003, deux policiers fédéraux, Edwig De Vos et Lieven Vlaeminck, perdaient la vie dans un dramatique accident d'avion à Melsbroek. Edwig, 37 ans dont 18 comme gendarme, et 2.300 heures de vol dont 1.700 sur Cessna, était le papa d'une petite fille de 6 mois qui jamais ne dira «papa». Gendarme depuis 30 ans, son collègue Lieven Vlaeminck était marié et père de trois enfants.

En octobre 2001, Laurence Lheureux, inspectrice à la PJ de Bruxelles, était tuée par l'arme de service qu'un collègue manipulait sans précaution. Laurence avait 26 ans. Pas une heure, depuis, que ses parents ne pensent à elle

En avril 2001, un policier des autoroutes, Marc Munten, 42 ans, était abattu après un car-jacking à Louvain. En mai 2002, son collègue motard Johan Brams était fauché et tué sur le ring de Bruxelles par une automobiliste qui avait bu.

Personne n'oublie la mort d' Olivier Dufourny, de la police de Forest, en mai 1999. Un magasin Heytens brûlait à Drogenbos. Olivier n'a pas hésité. Ça lui a coûté la vie. Il n'avait que 23 ans.

Le 25 juillet 1988, le gendarme Serge Dauginet, à Bruxelles, était tué par balle lors d'un contrôle dit de routine à la gare du Nord. Le 15 juillet 1992, deux gendarmes de la BSR de Liège, Jean-Marc Engelbel et Michel Jenicot, étaient abattus par le truand qu'ils convoyaient, sur un parking de l'E 42, à Villers-le- Bouillet.

Le 7 juin 1993, deux gendarmes de Spa, Alphonse Ponsard et José Sonveau, étaient abattus par un collègue fou, Francis Gilot. Le 14 novembre 1996, le gendarme Peter De Vleeshauwer était enlevé à la brigade de Saint-Nicolas et froidement exécuté par représailles. Son corps a été repêché dans le canal.

Le 12 septembre 1997, Henri Michat, gendarme à Somme-Leuze, était tué par un forcené lors d'un fort Chabrol à Hogne. Au moins deux gendarmes de l'Esi sont morts en service dans les années 1990.

N'oublions pas non plus l'inspecteur Simon Poncelet tué mystérieusement à Mons. Un gendarme de Gembloux, Primo Pauletig, a été tué aux Fêtes de Wallonie en septembre 2000.Nous avons le souvenir d'un gendarme de la route tué il y a douze ans du côté de Jabbeke sur l'autoroute d'Ostende. Et d'un autre, Frank Vanmechelen, décédé le 21 janvier 1995 sur l'E 40 à Bertem (Louvain). Frank n'avait que 19 ans.

Nos excuses aux proches de ceux que nous oublions

© La Dernière Heure 2005