Sa petite fille a erré dans le périmètre de sécurité avant d’être prise en charge

SUICIDEKOEKELBERG Mardi après midi, une mère de trois enfants a choisi de se suicider du haut de la basilique du Sacré-Cœur, à Koekelberg.

La femme, âgée d’une trentaine d’années, est arrivée dans le parc qui entoure la basilique avec sa petite fille, âgée de 7 ans. “Attends-moi, je vais faire quelque chose. Je reviens dans quelques minutes”, aurait-elle dit à sa fille.

La mère est ensuite entrée dans le bâtiment avant de se rendre de l’autre côté de l’édifice, hors de vue de sa fille. C’est à ce moment qu’elle a sauté du balcon et est morte sur le coup.

Après la découverte du corps par des passants, “un périmètre de sécurité a été dressé”, détaille Johan Berckmans, porte-parole de la zone.

C’est alors que les policiers remarquent une petite fille qui erre à l’intérieur de la zone réservée aux enquêteurs. “La petite fille a été accueillie par les policiers”, poursuit le porte-parole.

A priori, la dame aurait évoqué son suicide avec sa fille, peu avant le drame. “Est-ce que maman a sauté ?”, aurait demandé la fillette aux policiers.

Le parquet, descendu sur les lieux, n’a pas douté après les premières constatations : il s’agit bien d’un suicide. La femme, d’origine syrienne, avait deux autres enfants en bas âge (12 ans pour le plus âgé), et vivait séparée de son mari. Elle tenait un café à Jette, mais aucune lettre d’adieux ou de motif ne sont connus pour l’instant.

Les enfants ont été pris en charge par le service jeunesse et famille de la police locale. “Pour l’instant, c’est la famille de la dame qui a la garde des enfants. Mais ce sera au juge de la jeunesse de décider du devenir des enfants et s’ils doivent retourner auprès de leur père”, poursuit le commissaire.

Le service d’aide aux victimes suit par ailleurs le père et la famille. “Les enfants vont encore payer les conséquences de cette histoire”, s’indignait en privé un policier.

Raphaël Cayrol