WAVRE

La quatrième mercuriale de la gouverneure met en avant les richesses du Brabant wallon

DISCOURS “Un jour, moi qui ne crains l’approche d’aucun spectre, j’allai voir le lion de Waterloo. Je vins Jusqu’à la sombre plaine à travers les ravins. C’était l’heure où le jour chasse le crépuscule. J’arrivai, je marchai droit au noir monticule.”

C’est par ces quelques vers que l’on doit à l’écrivain français Victor Hugo que Marie-José Laloy a débuté sa mercuriale, la quatrième du nom depuis sa prise de fonction en tant que gouverneure du Brabant wallon. L’occasion de rappeler que la province est porteuse de richesses et d’une historie passionnante. Qu’elle soit sociale, politique ou industrielle.

“À côté des atouts économiques que l’on prête à notre province, il n’est pas erroné d’affirmer que le prestige d’une région dépend aussi de celui des êtres qui y ont vécu ou qui y ont trouvé une inspiration à un moment de leur vie, confie Marie-José laloy. Le Brabant wallon en général et le champ de bataille de Waterloo en particulier sont dépositaires d’une parcelle de la mémoire du grand écrivain français qu’est Victor Hugo.”

Du champ de bataille de Waterloo à l’abbaye de Villers où le père de Cosette aurait laissé son célèbre graffiti en passant par le pilor«i de Braine-le-Château qu’il dessina, beaucoup de lieux et monuments de la Jeune Province gardent aujourd’hui la mémoire de Victor Hugo, alors l’on fêtera en 2011, les 150 ans de la rédaction, par l’auteur, du manuscrit des Misérables.

C’était donc l’occasion pour la gouverneure de rappeler que le Brabant wallon n’est pas une si morne plaine que cela et qu’il dispose de bien des richesses : les carrières de Quenast, l’abbaye d’Opheylissem, les tours de Moriensart et d’Alvaux ou encore les grottes de Folx-les-Caves. “Une chose est sûre, notre Roman Païs avait de quoi intéresser un touriste aussi cultivé et avisé que Victor Hugo.”

À travers sa mercuriale, l’objectif de la gouverneure était donc de rappeler les spécificités de la province en vue de “contribuer à bâtir et asseoir son identité propre.”

Dans ce cadre, la Province a décidé d’inscrire, au budget 2010, l’achat de la colonne Victor Hugo de Waterloo ainsi que l’aigle blessé de Lasne (et les deux bouis-bouis à proximité).

Yannick Natelhoff