C’est LE chantier de la législature 2012-2018, la cité doit rester la référence

SOCIÉTÉ LIÈGE Vu l’ouvrage, la question méritait d’être posée : la cité administrative a-t-elle un avenir ? Oui, estime le collège des échevins et bourgmestre de Liège. Car si une rénovation en profondeur est évoquée, encore fallait-il la chiffrer et envisager d’autres options, comme une reconstruction (moins coûteuse) ailleurs. Il n’en sera rien, c’est désormais une certitude, la cité administrative conservera sa fonction centrale et d’accueil à la ville de Liège. Elle sera donc rénovée. Reste à savoir quand et comment ?

Alors que le conseiller libéral Gilles Foret ne cesse d’interpeller la majorité sur l’avenir de la cité administrative, et qu’il y verrait bien une façade végétalisée (lire ci-contre), l’échevin des Travaux, Roland Léonard, reconnaît aujourd’hui que ce projet de rénovation de l’ouvrage est un des grands dossiers, LE grand dossier de la prochaine législature.

“C’est vrai, le collège s’est posé la question de la centralité de services communaux”, explique l’échevin qui précise qu’un consultant s’est bien penché sur la question. “Mon souhait est d’ailleurs de rationaliser les services, de réduire le nombre de bâtiments communaux”. L’une des questions soulevées dans cette optique était bien de savoir, “quelle serait la cité administrative de demain ?”.

Des réponses apportées le précisent, “elle doit rester dans ce quartier”. Plusieurs inconnues persistent en effet mais la position semble stratégique, “car le pôle de centralisation, on le veut là-bas”, poursuit l’échevin, qui cite la situation idéale par rapport à l’hypercentre, par rapport au tram également.

Mais cette volonté à un coût. Elle est aujourd’hui estimée à 25 millions d’euros. L’échevin l’avoue, “ce serait moins cher de construire une autre cité administrative ailleurs que de rénover celle-ci”.

Déjà, plusieurs constats ont été dressés relativement à la santé du bâtiment, “la tour n’est pas en mauvais état au niveau de sa structure qui est saine”. En conséquence, les espaces sont exploitables pour des bureaux modernes. Actuellement, “la capacité est de 450 travailleurs”. Avec une rationalisation, on pourrait accueillir plus de 600 personnes.

L’objectif est bien sûr d’obtenir un bâtiment plus efficient sur le plan énergétique, grâce à des travaux “intérieurs et extérieurs”, “sur les châssis également”.

Une extension est aussi envisagée, “vers l’ex Inno”, situé dans le même bloc d’immeubles. L’accueil, trop petit actuellement, serait également agrandi.

L’an dernier, c’est toute l’électricité du bâtiment qui a été remise aux normes. Cette année, ce sera au tour des ascenseurs. Ce sera déjà ça de moins…

Marc Bechet

La structure de la tour est saine mais de lourdes rénovations sont nécessaires. Cela va coûter plus de 20 millions d’euros. Devoghel