BHA et B&B sont unanimes : Bruxelles et la clientèle des apparts hôtels pâtissent d’un “vide juridique”

“Le phénomène est énorme; et en expansion. Mais c’est un secret de polichinelle.” S elon Rodolphe Van Weyenbergh, le cas saint-gillois ci-dessus s’assimile à tout, sauf à une exception. Ça et là, l’on nous a indiqué une adresse boulevard du Midi, par exemple.

Mais : “Le danger vient tant des petits propriétaires louant un ou deux appartements que des grosses structures”, déplore le secrétaire général de la Brussels Hotels Association. Une “nébuleuse” qu’il regroupe sous le label de “para-hôtellerie” et qui gagnerait les grandes villes…

De deux choses l’une, selon ce professionnel : soit le patron gère un hôtel, sous permis d’exploitation et loue à la nuitée; soit il entre dans la catégorie des bed&breakfast, en louant “à la durée”. Mais les apparts hôtels, administrativement parlant, “n’existent pas” !

Économie parallèle, que Rodolphe Van Weyenbergh appelle “souterraine”, ces hébergements (en général cantonnés entre trois – en dessous, c’est la catégorie chambres d’hôtes – et dix chambres – au-dessus, ce sont les hôtels, NDLR) doivent être réglementés. “Sinon, c’est déloyal pour qui joue le jeu de la réglementation et la qualité s’en ressent.”

Président de l’ASBL Bed&Brussels (qui gère le patrimoine de 250 familles), Olivier Poulaert abonde dans le même sens. “On parle de meublés. Ce qui n’a rien à voir avec les bed & breakfast, définis par décret. Les meublés sont illégaux et nuisent à l’image de Bruxelles, les clients faisant les frais d’une mauvaise expérience.”

En suggérant la notion de “location de meublés”, Olivier Poulaert signale que B&B en a démasqué “une vingtaine. Mais sans doute certains utilisent-ils d’autres subterfuges que le web”.

G. Be

Olivier Poulaert.