39e pole pour le pilote Red Bull, d’un souffle devant Hamilton

Les météorologistes ne se sont pas trompés. Annoncée depuis quelques jours, la pluie a pimenté, hier, la séance qualificative du Grand Prix du Canada, septième manche du Championnat du Monde dont le départ sera donné ce soir à 20h chez nous. Et pour la trente-neuvième fois déjà, on retrouvera en pole position Sebastian Vettel. Auteur d’une touchette en matinée, le triple champion du monde n’a cette fois pas commis la moindre faute lors d’une Q3 disputée dans des conditions particulièrement délicates, en pneus intermédiaires. Le pilote Red Bull a ainsi mis fin à l’hégémonie Mercedes en qualifs. Mais il s’en est fallu de peu, très peu, 88 millièmes exactement, pour qu’une W04 ne signe une nouvelle fois le meilleur temps.

“Cela a été très serré avec Lewis,” avouait volontiers son rival allemand bien décidé à s’imposer pour la première fois aujourd’hui sur les bords du fleuve Saint-Laurent. “La météo est variable. On annonce normalement du temps plus sec pour la course. Mais peu importe. Que ce soit mouillé ou pas, je veux gagner. J’ai une revanche à prendre ici.” Heureux d’avoir enfin réussi à battre son équipier Nico Rosberg, quatrième, Lewis Hamilton nourrissait néanmoins quelques regrets : “J’améliorais de six ou sept dixièmes dans mon dernier tour mais je suis sorti un peu large et j’ai tout perdu. Dommage, il ne me manquait qu’un petit dixième pour partir devant,” expliquait le triple vainqueur canadien.

Entre deux Mercedes moins avantagées sur le mouillé (les mauvaises langues diront qu’il ne pleuvait heureusement pas lors des tests secrets de Barcelone), la toute grosse surprise venait de la Williams-Renault du jeune Rookie finlandais Valtteri Bottas. Un énorme coup de boost pour l’écurie de Sir Williams qu’on n’avait encore jamais pointé en Q3 cette saison. Partageant la troisième ligne, Mark Webber sur la seconde Red Bull et Fernando Alonso se montraient moins euphoriques. Même si l’on dit la Ferrari très à l’aise sur les long runs (pour autant qu’il fasse sec), c’est à nouveau mal embarqué pour la Scuderia qui a vu son 2e pilote Felipe Massa commettre une nouvelle faute en tapant violemment les pneus en Q2. Mauvaise journée également pour Lotus puisque Kimi Raikkonen n’a pu faire mieux que 9e tandis que Romain Grosjean, incapable de sortir de la Q1 et pénalisé de dix places suite à son accident de Monaco, partira dernier.

Cela ne va toujours pas mieux non plus pour McLaren dont les deux pilotes ont été éliminés en Q2 au profit des étonnantes Toro Rosso du survolté Jean-Eric Vergne (7e) et de Daniel Ricciardo clôturant un Top 10 qu’a encore réussi à intégrer la Force India d’Adrian Sutil (8e). Avec une grille déjà inhabituelle, un circuit urbain spectaculaire, une météo incertaine et des pneus se dégradant toujours vite, le GP du Canada devrait rester fidèle à la tradition de l’une des courses les plus animées de la saison.

Olivier de Wilde