L’ancien coureur cycliste, installé à Saint-Gilles, est sous le charme de notre capitale

RECONVERSIONBRUXELLES Les yeux posés sur l’avenue Louise toute proche, Richard Virenque affiche le sourire sincère d’un homme épanoui. Installé officiellement depuis le mois de février à Saint-Gilles, dans un superbe appartement de la chaussée de Charleroi, l’ancien coureur cycliste croque sa nouvelle vie bruxelloise à pleines dents.

“J’adore votre capitale, confesse celui qui a remporté à sept reprises le maillot à pois de meilleur grimpeur du Tour de France. Si je vivais ces deux dernières années au Luxembourg (NdlR : il était au préalable installé à Carqueiranne, dans le Var dont il est originaire), c’est la toute première fois que je suis installé dans un environnement urbain. Cela me change vraiment de la campagne. Lorsque je descends de chez moi, je suis alors immédiatement en plein cœur de Saint-Gilles, à quelques pas à peine des restaurants ou de tous les autres commerces.”

Le Français a ainsi déjà ses habitudes au restaurant de l’hôtel Manos, voisin de son domicile, ou dans les établissements de la place du Châtelain toute proche. “J’aime aussi beaucoup aller courir dans le bois de la Cambre. Un des gros atouts de Bruxelles est qu’il s’agit d’une capitale très verte qui compte de nombreux parcs.”

S’il enfile très régulièrement ses baskets pour un jogging, Richard Virenque n’est, par contre, pas encore parti à la découverte de Bruxelles à vélo. “L’un des points négatifs de cette discipline est qu’elle nécessite pas mal de temps. Et partir trois ou quatre heures pour une belle sortie, cela est parfois un brin égoïste… Je l’ai tellement fait que mon quotidien est aujourd’hui construit d’une tout autre manière.”

Venu à Bruxelles pour y développer sa boisson énergétique V7, Virenque possède aujour- d’hui l’agenda surchargé de l’homme d’affaires qu’il est devenu. “Cela m’a fait sourire quand l’on a comparé mon exil à celui de Gérard Depardieu, par exemple. Si je me suis installé en Belgique, c’est bien pour des raisons professionnelles. Bruxelles est au cœur de l’Europe, une véritable plateforme économique et logistique de la distribution. Si je dois me rendre à Paris pour les besoins de l’enregistrement d’une émission d’Eurosport, pour qui je travaille, je saute dans un Thalys et y suis en 1 h 30. C’est tout simplement parfait !”

Pas de doute, Virenque semble sous le charme de son nouvel environnement. “Le quartier dans lequel j’ai élu domicile est très agréable : cela bouge. Je suis superbement installé dans mon appartement, mais le point le plus positif est sans conteste la gentillesse des Belges. J’avais pu m’en rendre compte durant la fin de ma carrière puisque j’avais évolué quatre saisons dans des équipes belges. Cela ne s’est jamais démenti.”

Q. F.