La première phase de sécurisation de l’ensemble du réseau routier est lancée

SÉCURITÉBASTOGNE Deux radars préventifs viennent d’être mis en service, route de Marche et de Neufchâteau, à Bastogne. Ces deux axes majeurs d’accès à la ville, où la vitesse est limitée à 50 km/h, ont été choisis sur base des données fournies par la zone de police locale et le Service public de Wallonie.

“Lors des contrôles, nous avons constaté, parfois, le double de la vitesse autorisée, souligne André Mathieu, chef de corps de la zone de police Centre Ardenne. Cette vitesse excessive met les piétons en danger. En décembre dernier, une dame a été renversée par une voiture alors qu’elle traversait la chaussée en sortant d’un des magasins de la route de Marche. Elle a succombé à ses blessures.”

L’initiative revient au collège communal. Elle s’inscrit dans le cadre du Plan routes et constitue la première phase de sécurisation de l’ensemble du réseau routier de la commune de Bastogne.

“Nous voulons être proactifs en matière de sécurité routière”, précise le bourgmestre Benoît Lutgen (CDH). “Tout est mis en œuvre pour éviter les accidents de la circulation.”

Bertrand Moinet, l’échevin de la sécurité routière, précise, pour sa part, que les statistiques seront utilisées dans le plan routes afin de déterminer les voiries à réparer.

Ces radars mobiles seront régulièrement déplacés sur l’ensemble du territoire communal. Par la suite, toujours en fonction des statistiques, et en collaboration avec la zone de police, une phase de répression pourra être envisagée, aux mêmes endroits.

“La présence d’un radar préventif entraîne, dans la plupart des cas, une réduction de la vitesse, poursuit André Mathieu. Les conducteurs lèvent généralement le pied. Cela dit, il y a toujours des chauffeurs avec lesquels cela ne marche pas. Notre objectif n’est pas de verbaliser à tour de bras mais bien d’être efficace.”

L’achat de ces deux radars mobiles par la commune, au prix unitaire de 4.000 €, n’est qu’un début. “Nous acquerrons deux radars supplémentaires chaque année. Ainsi, au terme de la législature, il y en aura une douzaine”, conclut le bourgmestre.

Nadia Lallemant