Charleroi a investi dansdes scouts et des entraîneurs

Même s’il est revenu en Élite cette saison, le vivier carolo est invariablement pillé par les formations du top. Benoît Paulet, responsable de l’école des jeunes, veut faire machine arrière : “Anderlecht, le Standard ou Bruges viennent nous souffler nos meilleurs éléments. Mais nous allons mettre sur pied un véritable projet pour garder nos forces vives.”

Felice Mazzu, le nouveau coach des Zèbres, s’inscrit dans cette mouvance : “Benoît souhaite que les jeunes se calquent sur le modèle de l’équipe fanion, dès les U16. Je veux aller plus loin, et imposer ce schéma à partir des U13. Ce n’est qu’avec une vraie ligne de conduite que nous irons de l’avant.”

Les formateurs carolos vont devoir retrousser leurs manches : “Dès la reprise, nous allons mettre en place des entraînements spécifiques. Certains profils deviennent denrées rares dans le foot moderne, comme les attaquants. Il faut donc revoir nos méthodes. J’aimerais aussi que dans les années à venir, un sport-études puisse voir le jour à Charleroi.”

Quelque 270 jeunes font actuellement leurs armes chez les Zébrions : “Nous n’avons pas le souci du nombre mais bien de la qualité. L’écrémage est de plus en plus prononcé au fur et à mesure des catégories d’âge. C’est normal, à ce niveau. Nous ne mettons pas de pression démesurée, mais il faut des résultats au final. Une cellule scouting vient également de naître, composée de quatre personnes. Histoire d’arpenter les terrains de la région.” Seule ombre au tableau… l’état des terrains : “Je ne comprends pas que la Ville ne fasse pas davantage d’efforts pour son club phare. Nous sommes devenus les parents pauvres. Il suffit de voir l’état de la bulle. Cela fait trois ans que nous devons nous passer de cet outil, rien n’a été fait...”

Gaël Benazzi