Handicapé moteur depuis 1969

N. D.



Jacques Baudeaux avait échappé

de justesse à la mort

dans un accident de train

TOURNAI Le 25 mars 1969 vers 6 h 25, Jacques Baudeaux, âgé de 25 ans, figurait parmi les blessés d'une collision frontale qui s'était produite entre deux trains, à la sortie de la gare de La Louvière. Celle-ci a causé la mort de quinze personnes. La récente catastrophe de Pécrot, 27 mars 2001, a réveillé chez ce handicapé moteur à 100% de douloureux souvenirs et surtout la désagréable impression que rien n'a évolué, malgré les beaux discours qu'il avait déjà entendus à l'époque.

Le train La Louvière-Bruxelles venait de démarrer. Nous sortions de la gare, lorsqu'un train en provenance de Bruxelles est arrivé sur la même voie. J'étais monté avec trois autres camarades, électriciens comme moi, dans la voiture de tête. Nous occupions les premières banquettes du premier wagon accroché à la locomotive. C'est la première voiture qui a encaissé tout le choc. Le camarade qui était assis en diagonale s'en est tiré, tandis que les personnes qui se trouvaient en face et à côté de moi sont mortes, ainsi que les six autres occupants de la banquette situés de l'autre côté du couloir. Avec le chauffeur de notre locomotive, ce sont quinze personnes qui sont décédées.

C'est alors qu'un long calvaire a commencé! Jacques Baudeaux attendra quatre heures avant d'être dégagé par la Protection civile, les pompiers et les ouvriers de l'usine Boël toute proche. J'ai eu le temps de voir le carnage autour de moi. Je n'ai ressenti aucune douleur, jusqu'au moment où l'on a réussi à me dégager. J'ai hurlé, car la douleur m'a alors transpercé de mes hanches jusqu'au bout de mes jambes.

Pécrot a réveillé des souvenirs

Il sera emmené à la clinique de Jolimont, d'où il sortira deux ans plus tard, déclaré handicapé moteur à 100% après plusieurs opérations. La catastrophe de Pécrot a réveillé en moi de douloureux souvenirs. Ce qui me révolte, c'est qu'une nouvelle catastrophe ait pu se produire trente ans plus tard, malgré les beaux discours entendus à l'époque. Je ne comprends pas que les moyens techniques actuels ne parviennent pas à pallier les défaillances humaines. Ce qui me reste également en travers de la gorge, c'est que j'ai dû me battre avec mes avocats pour obtenir ce à quoi j'avais tout simplement droit.

Jacques Baudeaux avait échappé

de justesse à la mort

dans un accident de train

TOURNAI Le 25 mars 1969 vers 6 h 25, Jacques Baudeaux, âgé de 25 ans, figurait parmi les blessés d'une collision frontale qui s'était produite entre deux trains, à la sortie de la gare de La Louvière. Celle-ci a causé la mort de quinze personnes. La récente catastrophe de Pécrot, 27 mars 2001, a réveillé chez ce handicapé moteur à 100% de douloureux souvenirs et surtout la désagréable impression que rien n'a évolué, malgré les beaux discours qu'il avait déjà entendus à l'époque.

Le train La Louvière-Bruxelles venait de démarrer. Nous sortions de la gare, lorsqu'un train en provenance de Bruxelles est arrivé sur la même voie. J'étais monté avec trois autres camarades, électriciens comme moi, dans la voiture de tête. Nous occupions les premières banquettes du premier wagon accroché à la locomotive. C'est la première voiture qui a encaissé tout le choc. Le camarade qui était assis en diagonale s'en est tiré, tandis que les personnes qui se trouvaient en face et à côté de moi sont mortes, ainsi que les six autres occupants de la banquette situés de l'autre côté du couloir. Avec le chauffeur de notre locomotive, ce sont quinze personnes qui sont décédées.

C'est alors qu'un long calvaire a commencé! Jacques Baudeaux attendra quatre heures avant d'être dégagé par la Protection civile, les pompiers et les ouvriers de l'usine Boël toute proche. J'ai eu le temps de voir le carnage autour de moi. Je n'ai ressenti aucune douleur, jusqu'au moment où l'on a réussi à me dégager. J'ai hurlé, car la douleur m'a alors transpercé de mes hanches jusqu'au bout de mes jambes.

Pécrot a réveillé des souvenirs

Il sera emmené à la clinique de Jolimont, d'où il sortira deux ans plus tard, déclaré handicapé moteur à 100% après plusieurs opérations. La catastrophe de Pécrot a réveillé en moi de douloureux souvenirs. Ce qui me révolte, c'est qu'une nouvelle catastrophe ait pu se produire trente ans plus tard, malgré les beaux discours entendus à l'époque. Je ne comprends pas que les moyens techniques actuels ne parviennent pas à pallier les défaillances humaines. Ce qui me reste également en travers de la gorge, c'est que j'ai dû me battre avec mes avocats pour obtenir ce à quoi j'avais tout simplement droit.

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