Face à la tour Saint-Albert

S. P.

L'échevin des Travaux veut protéger ce témoignage du passé, mais aucun projet n'est encore élaboré

BINCHE L'acquisition de la tour Saint-Albert à Péronnes a provoqué bien des remous lors du conseil communal de lundi soir à Binche. En octobre dernier, le collège échevinal s'opposait à la volonté de la société Fluxys de démolir partiellement cette tour de béton abritant un ancien châssis à molette, dernier symbole de l'époque minière dans la région.

La firme propose alors de céder la tour et le terrain à la ville de Binche pour l'euro symbolique. Pour en faire quoi? Une question légitime que se pose l'opposition appelée à se prononcer sur cette acquisition. «Lorsqu'on achète quelque chose, c'est avec un objectif! Quels sont les vôtres?», demande Jean-Claude Duriau, chef de file MR. L'échevin des Travaux, Didier Herman, annonce alors qu'il a l'intention de proposer la tour à l'Institut du patrimoine wallon pour un classement, en prenant l'exemple du lavoir de Péronnes. «A la différence qu'il a été cédé à une société privée au sein de laquelle figurent l'IPW et l'intercommunale Idea qui ont mis sur pied un projet. Après seulement, une demande de classement a été introduite», note la socialiste Marie Arena remettant les pendules à l'heure.

Et de demander : «C'est un beau témoignage du passé mais est-ce qu'un état des lieux a déjà été dressé? Est-ce que la dépollution des lieux va vous coûter?» Un report du point est alors conseillé par l'opposition PS tant que le dossier n'est pas plus limpide. Du vent pour l'échevin des travaux qui explique que «les travaux de dépollution du sol sont en cours et ce, jusqu'à la fin de l'année. C'est une obligation pour Fluxys.» L'acquisition a été votée majorité contre opposition.

© La Dernière Heure 2004

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