Marie-Anne Chazel pamela-andersonisée

Patrick Laurent

«Plus personne ne me regardait dans les yeux!»

PARIS La revanche d'une blonde, d'habitude frêle et menue. Bottes de Texane, bikini fluo et bronzage insolent, c'est avec une délectation évidente que Marie-Anne Chazel exhibe à l'écran une poitrine qu'on croirait piquée à Pamela Anderson. «Comme vous pouvez le constater, elle n'est pas vraie, lance-t-elle avant même qu'on ait pu lui dire bonjour! C'est la première question que tout le monde me pose, alors»

Alors, elle enchaîne à la vitesse de l'éclair, enjouée. «À l'époque des Bronzés, le Club Med était dans l'air du temps. Maintenant, ce sont les gros seins destinés à faire plaisir aux maris. Cela nous semblait au centre des préoccupations des Bronzés de cet âge-là, donc de nos problèmes!»

Sur lesquels elle s'est longuement penchée. «Un Américain a fait une empreinte de mon buste, puis on a fait des essais dans des magasins de lingerie, avec des soutiens monstrueux. On a modifié les volumes: je suis l'effet spécial du film! Tous les soirs, on confectionnait une nouvelle prothèse pour le lendemain. Elle devait rester six heures dans le four. Et cela demandait deux heures de pose. Il fallait absolument changer quotidiennement pour que ce soit parfait.»

«Surtout pas doublée»

Si elle ne regrette pas l'expérience, elle ne lui a pas donné envie pour autant d'avoir recours à la chirurgie esthétique. «Dans un premier temps, c'est très amusant. Mais j'ai dû les porter deux mois. C'est dur pour le dos. Je ne voyais plus mes pieds. Mais le pire, plus personne ne me regardait dans les yeux!»

Pas le temps de compatir que, déjà, elle poursuit: «J'adore les rôles de composition. Le moindre geste, déhanchement, prend une ampleur incroyable. Au départ, j'avais eu cette idée pour Dominique Lavanant. Mais on me l'a appliquée: c'était plus cocasse que Gigi revienne transformée des USA.»

Et le meilleur souvenir? «La scène de la douche, avec Michel Blanc. Un hommage à notre sexualité, épanouie. Je ne voulais surtout pas être doublée: je ne me serais jamais laissé piquer une scène comme ça. Gigi est restée une bonne fille, elle aime tout le monde et l'amour.»

avec ça que j'ai fini

par accepter de porter

la moustache», explique Gérard Jugnot.

(ELYSÉE)

© La Dernière Heure 2006

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