Sauver la fonderie Giot !

La Spaque veut raser les bureaux de l'ancienne industrie. Des citoyens se mobilisent

MARCHIENNE-AU-PONT Ils étaient une quinzaine hier en début d'après-midi à s'être donné rendez-vous en face des anciennes aciéries Léonard-Giot-Alard.

Ensemble, petits et grands, ils ont voulu tirer la sonnette d'alarme sur le sort réservé aux anciens bureaux de l'entreprise de fonderie.

En première ligne citoyenne, on retrouve André Lierneux et son épouse : "En 2005, la Région wallonne a pris la décision de faire figurer ce site parmi les 15 sites prioritaires à assainir en Région wallonne. Cette décision a été confirmée l'année dernière. Depuis, un appel d'offres avec un cahier des charges très précis a été lancé. Il prévoit de raser les bâtiments et de creuser à un mètre de profondeur pour assainir le sol. Une partie des matériaux récupérés sera concassée pour servir de remblais", explique le membre de la société d'Archéologie et d'Histoire de Charleroi, qui précise agir ici à titre privé.

Hier, les leaders du mouvement citoyen avaient sensibilisé les jeunes fréquentant l'espace citoyen de Marchienne-au-Pont : "Pour montrer que les jeunes aussi sont conscients du patrimoine qui les entoure, qu'ils y tiennent". Munis de brosses et de produits de nettoyage, les jeunes ont récuré quelques mètres carrés de la façade, "histoire de montrer la richesse architecturale de ce bâtiment de style art nouveau datant du tout début du XXe siècle", précise André Lierneux.

Après avoir interpellé les ministres concernés, la mobilisation citoyenne reste sans doute le dernier recours de ces défenseurs du patrimoine carolo. "Celui qui aura le dernier mot sera soit la Spaque soit les citoyens". Du côté de la société d'assainissement wallonne, on affirme par contre que rien n'est encore vraiment décidé. "Nous ne disons pas formellement qu'il faut abattre le bâtiment de bureaux. Ça devra faire l'objet d'une étude complémentaire", a indiqué Philippe Adam, directeur de la Spaque. Comme quoi, le combat mené par les défenseurs du patrimoine carolorégien n'est sans doute pas vain. Et ils promettent de poursuivre leur action.

I. S.

Une dizaine de bénévoles, dont quelques jeunes du quartier armés de seaux et d'éponges, se sont mobilisés pour tenter de remettre en valeur la façade des anciennes fonderies Léonard-Giot. (TTLAGENCY)

Les plus consultés

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be