Passage à tabac mortel

Jean-Pierre Courtois avait été battu un soir de Noël

COUR D’APPEL MONS Deux ans d’incarcération pour avoir tabassé Jean-Pierre Courtois un soir de Noël et l’avoir laissé pour mort, chez lui. Une peine prononcée par la cour d’appel de Mons vendredi, qui confirme ainsi le jugement en première instance.

Fin 2009, Béatrice Dierick et Christophe Jaskowiak s’étaient introduits chez Jean-Pierre Courtois. Ils l’avaient roué de coups avant de s’emparer de ce qui leur tombait sous la main. Quelques jours plus tard, avides d’argent en cette période de fêtes, ils étaient retournés sur les lieux avec deux complices.

Coups de pied, coups de poing. La maison était complètement retournée. Les objets de valeur avaient été embarqués. Et la victime agonisante était abandonnée sur son lit et retrouvée morte la semaine suivante. Les légistes le confirment.

Ce sont les hémorragies qui ont entraîné la mort de Jean-Pierre Courtois. Les coups portés ont ravivé des blessures encore ouvertes de la première séance de passage à tabac.

Le tribunal correctionnel de Mons leur avait infligé deux ans de prison. Béatrice Dierick qui conteste les faits nonobstant les déclarations des autres complices qui affirment sa participation lors des deux séances, avait fait appel et demandait l’acquittement.

Selon elle, elle n’était pas responsable du décès puisque la seconde fois, déterminante dans la mort de la victime, elle n’avait pas mis les pieds dans la maison. Le ministère public n’avait pas prêté foi à ses affirmations. La cour non plus.

Béatrice Dierick est incarcérée pour quinze ans supplémentaires pour d’autres faits similaires. Elle et son compagnon avaient tabassé à mort Madeleine M. Une dame trop bonne, qui l’avait recueillie chez elle. Elle aussi avait été rouée de coups pour que les deux complices puissent la dépouiller tranquillement.

Nathalie De Reuck

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