Le film Le résumé notre avis

Le cochon de Gaza

Le drame d’un pauvre pêcheur qui attrape un porc dans ses filets !

Comédie

Réalisé par SYLVAIN ESTIBAL

Avec SASSON GABAI, BAYA BELAL, MYRIAM TEKAÏA

Durée 1h39

Contraint par l’armée israélienne à ne pas s’éloigner des côtes de Gaza, Jafaar ne pêche jamais que quelques poissons minuscules et de vieilles sandales. Pas de quoi ramener le sourire à la maison, dont le toit est occupé par des soldats hébreux. Pis : au lendemain d’une tempête, il attrape un porc dans ses filets. Un animal impur qui ne peut mettre les pieds sur le sol de Gaza ou d’Israël. Que faire de ce cochon, venu de nulle part ? Il tente bien de l’abattre à la kalachnikov, en vain. Par chance, dans la colonie peuplée de juifs venus de Russie, on élève des cochons en secret. Pour faire exploser les mines palestiniennes. Là, on a donc besoin de la semence du porc vigoureux. Un trafic lucratif mais dangereux pour Jafaar : s’ils l’apprenaient, les Palestiniens pourraient considérer cela comme une trahison.

Pour son premier long métrage, Sylvain Estibal frappe fort. D’un point de départ surréaliste, il tire une comédie savoureuse destinée à exploiter les différents clichés sur Gaza et Israël. En suivant les mésaventures d’un cochon, parfois déguisé en… mouton, on découvre la pauvreté à Gaza, les humiliations de l’armée, la corruption des forces de l’ordre, l’embrigadement de commandos suicides ou les compromis bizarres. Pendant ce temps, la femme de Jafaar et le soldat de Tel-Aviv contraint de la surveiller regardent avec la même ferveur un feuilleton à l’eau de rose brésilien. De ce chaos naît une comédie improbable, délicieuse, fraîche, agrémentée d’une belle galerie de portraits. À découvrir. P. L.

The invader

L’exploitation des immigrés clandestins

Drame

Réalisé par NICOLAS PROVOST

Avec ISSAKA SAWADOGO, STEFANIA ROCCA, SERGE RIABOUKINE, JOHN FLANDERS

Durée1h35

La première image de l’europe pour Amadou, émigré clandestin échoué sur une plage de nudistes, c’est une femme blonde, entièrement nue, plutôt accueillante. La suite sera moins aguichante : travail non déclaré pour des exploitants sans scrupule, perte de son seul ami que tout le monde a laissé mourir sans soins ou le froid des nuits passées sur un banc. Mais Amadou est un optimiste : séducteur, débrouillard, il va s’en sortir, c’est sûr. Notamment grâce à Agnès, une belle femme avec qui il a passé une nuit. Avant de le délaisser. Incompréhensif devant ce nouveau coup du sort, Amadou se rebelle. Mais, cette fois, de manière nettement plus violente. En commençant par ceux qui l’ont mis dans cette triste situation en broyant ses espoirs.

Les intentions sont belles, mais pas leur concrétisation. Dans sa volonté de montrer l’atrocité d’une vie sans espoir, sans aucune chance de s’en sortir, Nicolas Provost multiplie les situations symboliques jusqu’à les transformer en successions de clichés. Le personnage principal, pourtant formidablement interprété par Issaka Sawadogo, n’a jamais le temps d’acquérir de l’épaisseur, de faire ressentir son vécu. Même les scènes de sexe, inutilement voyeuses, renforcent cette impression dérangeante de superficialité, de tape-à-l’œil au détriment des émotions vraies. Ce film n’a pas la force d’un documentaire ou le pouvoir de séduction d’une œuvre engagée. Décevant. P. L.

Réalisé par

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Réalisé par

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