Le film Le résumé notre avis

Margin call

Les pratiques les plus scandaleuses de Wall Street inspirées par Goldman Sachs

Thriller financier

Réalisé par J. C. CHANDOR

Avec KEVIN SPACEY, PAUL BETTANY, JEREMY IRONS, ZACHARY QUINTO, SIMON BAKER ET DEMI MOORE

Durée 1h50

Vous êtes viré ! Cette phrase, avec effet immédiat, de nombreux employés d’une richissime banque d’investissements viennent de l’entendre. C’est ainsi que Peter Sullivan récupère le dossier de son ex-chef de service. Et se rend compte que la société possède tellement de produits toxiques qu’elle est virtuellement en état de faillite. Dès que cela se saura, les actions plongeront et la fermeture sera inévitable. Une réunion de crise au sommet est donc organisée dans l’urgence. Objectif : sauver ce qui peut l’être. C’est-à-dire obliger les vendeurs à refiler par n’importe quel moyen à leurs clients les dossiers pourris pour sauver la boîte. Quitte à sacrifier sa réputation et entraîner de nouvelles vagues de licenciements. S’ils y arrivent, les actionnaires seront contents. Et il n’y a que ça qui compte.

Passionnant. En moins de 2 h, Margin call explique, sous forme d’un thriller toujours plus angoissant, tout ce qu’il y a de scandaleux dans le système boursier actuel et pourquoi le profit de quelques-uns a conduit à la crise que le monde entier subit de plein fouet. Responsables qui ne comprennent rien aux activités de leurs employés et ne réfléchissent qu’en termes de profit, cynisme absolu, salaires indécents que rien ne justifie, le tout inspiré par les pratiques de Goldman Sachs lors de la crise des subprimes et remis en perspective de manière compréhensible et divertissante. Nettement plus réaliste et percutant que Wall Street, Margin call met les nerfs en pelote et évite le happy end neuneu. À voir. P. L.

La femme du 5e

Une adaptation assez insipide du roman de Douglas Kennedy

Thriller

Réalisé par PAWEL PAWLIKOWSKI

Avec KRISTIN SCOTT THOMAS, ETHAN HAWKE, JOANNA KULIG

Durée 1h25

Pour revoir sa fille, malgré le jugement qui le lui interdit, l’écrivain américain Tom Ricks est prêt à tout. Comme s’installer illégalement à Paris, sans se soucier de l’argent et des papiers qu’on lui a volés. Le jour, il traîne dans un hôtel minable. La nuit, il bosse pour le gérant dans un sous-sol où se déroulent d’étranges activités. Son temps libre s’écoule entre des tentatives de rencontre avec son enfant, des visites à une romancière follement éprise de lui, des frictions avec son imposant voisin très bruyant ou quelques batifolages avec la serveuse de l’hôtel. Et puis, soudain, sans qu’il comprenne pourquoi, tout son entourage commence à avoir des problèmes. Et chacun l’en rend responsable. La clé de ce mystère, il en est sûr, se trouve chez la femme du 5e.

Douglas Kennedy n’a pas caché sa déception au vu de l’adaptation très libre de son roman. Et cela peut se comprendre. À aucun moment, le cinéaste polonais ne parvient à créer le malaise, la sensation d’étrangeté, ni même à générer une véritable tension. Pis, au moment où il devrait resserrer l’intrigue, jouer avec les nerfs, il se permet des relâchements inutiles et des séquences d’une incroyable lenteur dont le seul effet est de casser le rythme du film. On se demande ce que Kristin Scott Thomas et Ethan Hawke sont venus faire dans cet ouvrage peu inspiré, psychologiquement faiblard, cinématographiquement nul. La femme du 5e génère surtout l’ennui. P. L.

Au cul du loup

À réserver aux insomniaques

Thriller

Réalisé par PIERRE DUCULOT

Avec CHRISTELLE CORNIL, FRANCOIS VINCENTELLI, MARIJKE PINOY, ROBERTO D’ORAZIO

Durée 1h22

À 30 ans, Christina n’a toujours pas réalisé le moindre de ses rêves. En attendant un boulot plus intéressant, elle bosse comme serveuse le soir dans un restaurant de Charleroi, en compagnie de son compagnon, Marco. Pas vraiment le grand amour de sa vie non plus. Aussi, quand elle hérite de sa grand-mère une maison en Corse, au lieu de la vendre comme tout le monde l’y pousse fortement, elle décide sur un coup de tête de tout plaquer et de voir sa maison. Située dans un coin perdu de l’île de Beauté, loin de tout. Mais étrangement, la beauté sauvage de l’endroit lui plaît énormément. La présence d’un berger qui se servait de la demeure abandonnée n’y est sans doute pas tout à fait étrangère…

Poussif. Tout est maladroit, emprunté, dénué de profondeur dans ce récit-cliché dont la trame conviendrait mieux à un court qu’à un long métrage. À aucun moment on ne se sent concerné par l’aventure de cette jeune femme tant les enchaînements paraissent aussi improbables que peu captivants. Rien dans son voyage ne fait vibrer la moindre corde sensible ou n’amène la plus petite réflexion. Dès lors, on se concentre sur la mise en scène mécanique, le jeu approximatif de nombreux interprètes (dont Roberto D’Orazio, qui campe le papa) ou la pauvreté du récit. Rien là-dedans ne nous touche le moins du monde. P. L.

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