Danny Boffin La Mobylette tout-terrain

INTERVIEW DÉCALÉE On ne dira pas que la Mobylette avait disparu de la circulation ni même qu’elle était tristement restée sur une voie de garage, mais Danny Boffin était, comme tous les joueurs retraités, tombé dans une certaine discrétion. “Mais je n’ai toujours pas arrêté de jouer”, s’empresse d’ajouter l’ancien joueur d’Anderlecht. “Je continue de m’entraîner deux fois par semaine à Jeuk en deuxième provinciale et à jouer les matches tous les dimanches avec eux.”

Un terrain où il lui arrive régulièrement de tomber sur un Marc Wilmots venu en voisin. “Marc, c’est vraiment l’un des rares amis que j’ai conservés dans le milieu du football. Je rajouterais mes anciens coéquipiers d’Anderlecht, Marc Emmers et Bruno Versavel, mais pour le reste, vous savez comme moi comment va le milieu du football. Lorsque la gloire vous tend les bras, tout le monde est là pour vous entourer mais après coup, ils sont beaucoup à décamper. Sauf dans certaines soirées où tout le monde se revoit comme si l’on ne s’était jamais quitté. Mais Marc n’est pas de ceux-là.”

D’autant que Danny Boffin entraîne aussi le fils de Marc Wilmots réfugié du côté des jeunes de Saint-Trond. Un club où Boffin enfile aujourd’hui plusieurs casquettes sans que le costume de T1 ne lui ait encore été confié. “Cela fait un an et demi que j’ai débarqué à Saint-Trond. Au départ, je m’occupais de donner des entraînements techniques des U8 jusqu’aux Espoirs. Mais les cartes ont rapidement été redistribuées.”

Gardant rarement l’œil fermé dans une maison trudonnaire qu’il connaissait de la cave au grenier, Guido Brepoels ne mit pas six mois à repérer son travail. “Il m’a rapidement embarqué dans le staff de l’équipe première. Il m’envoyait des groupes de trois ou quatre joueurs chez qui je devais soigner la vitesse et la technique. Avec Brepoels, je me suis franchement bien amusé.”

Entraîneur principal des Espoirs de Saint-Trond depuis deux semaines, Boffin n’a jamais masqué l’ambition de décrocher le gros lot en empochant un poste de T1 au plus haut niveau. “C’est clair que je nourris le rêve de décrocher ce rôle-là en division 1. Maintenant, il faut encore que la chance puisse se présenter. À partir de là, on sait que tout est possible.”

Bien dans sa tête après avoir traversé des moments plus compliqués, l’ancien Diable refuse toutefois de faire du football une obsession. “Mon fils a 16 ans et joue en provinciales, mais j’agirai comme mon père : je refuserai de le pousser.”

Thibaut Roland

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