L’université de la peur

Laurent Patrick
L’université de la peur

RÉSUMÉ. On ne le croirait pas, mais terroriser les mouflets dans leur sommeil, c’est du boulot. Sans une préparation de champion, réveiller les bambins dans un grand cri d’effroi tient du rêve impossible. N’est pas monstre de compétition qui veut. Avant d’être autorisé à franchir les portes sombres des placards, il faut impérativement réussir un brillant cursus à l’Université de la Peur. Malgré un physique rondouillard et cyclopique qui incite plus au câlin qu’à l’angoisse, Bob est convaincu de réussir au plus haut niveau. En étudiant comme un forcené. Tout le contraire de Sully, fils d’une légende monstrueuse, plus attiré par les fêtes que les syllabus. Entre ces deux-là, le courant ne passe pas. Mais ils vont être forcés de faire équipe pour rester à l’unif, après avoir été recalés par la doyenne, la terrible Hardscrabble.

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NOTRE AVIS. C’est de circonstance : l’appréhension est toujours de mise lorsque le passé de héros adorés est revisité. La crainte étant, bien évidemment, que les raisons commerciales aient pris le pas sur les envies créatrices au moment de se lancer dans cette prequel. Les bandes-annonces (conçues spécialement, sans le moindre extrait du film : excellente initiative !) laissaient déjà augurer le meilleur. Et cela se confirme en salle. Une flopée de nouvelles terreurs et de monstres gentils viennent se greffer au conflit entre Bob et Sully, dans une logique universitaire impitoyable et une ambiance de guindaille qui devrait rappeler bien des souvenirs aux parents. Impossible de ne pas goûter les petites vacheries, le stress de la compétition et le caractère improbable des épreuves mettant aux prises les meilleures équipes de monstres.

Une fois encore, dans la bonne humeur, Pixar démontre que les prétendues faiblesses des uns peuvent constituer de fameux atouts pour leurs copains et que l’esprit de groupe l’emporte toujours sur l’individualisme. Tout en respectant jusqu’au bout la logique impitoyable de l’histoire.

Graphiquement, ce dessin animé aux couleurs chatoyantes frise tout simplement la perfection, avec des créatures à la fois belles et impressionnantes, des trouvailles hilarantes et un peu cauchemardesques en même temps ou une intrusion dans le monde réel digne des meilleures séries policières.

Un petit bijou à voir en famille, avec une pointe de nostalgie (pour les plus grands) ou des étoiles dans les yeux. Juste pour frissonner de plaisir.

Patrick Laurent

Monstres Academy

Animation

Réalisé par Dan Scanlon

Avec les voix de Catherine Deneuve et Jamel Debbouze

Durée 1h45

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