La reine Silvia de Suède a 70 ans

Inconnu
Queen Silvia, at Nobel Prize ceremony at Stockholm Concert Hall in the presence of the Swedish royal family. The Stockholm Concert Hall, Stockholm, Sweden. December 10, 2013. 20131210. ( DANA-No: 01330482 ) Reporters / Danapress *** Local Caption *** 01330482
Queen Silvia, at Nobel Prize ceremony at Stockholm Concert Hall in the presence of the Swedish royal family. The Stockholm Concert Hall, Stockholm, Sweden. December 10, 2013. 20131210. ( DANA-No: 01330482 ) Reporters / Danapress *** Local Caption *** 01330482 ©Reporters / Danapress

2013 fut une année d’anniversaires à la Cour royale de Suède : les 40 ans de règne du roi Carl XVI Gustaf et à présent les 70 ans de la reine Silvia.

Lorsqu’il succède à son grand-père et devient roi à l’âge de 27 ans, Carl Gustaf de Suède voit se profiler devant lui un horizon bien sombre. Les partis politiques ont en effet profité de ce changement de règne pour refondre le système monarchique qui est désormais purement protocolaire. On ne mise guère sur la longévité du nouveau roi.

Ce que les Suédois ignorent encore c’est qu’un an auparavant lors des Jeux olympiques de Munich, Carl Gustaf est tombé sous le charme de Silvia Sommerlath.

Née le 23 décembre 1943 à Heidelberg en Allemagne, elle vit au Brésil de 1947 à 1957 où son père travaille. De retour en Europe, Silvia décroche son diplôme de l’école d’interprétariat de Munich. Elle parle couramment cinq langues : allemand, anglais, français, espagnol et portugais.

Après un premier job au consulat d’Argentine à Munich, Silvia intègre le comité olympique en vue de l’organisation des JO de Munich en 1972.

Une idylle de 4 ans

Chargée de l’accueil des hôtes de marque, elle fait la connaissance du prince héritier de Suède.

Ce dernier qui est accompagné par son oncle le prince Bertil, l’invite à prendre un verre dans une discothèque.

À cette époque , se marier avec une jeune femme qui n’est pas issue d’une famille royale, implique automatiquement une renonciation au trône. Carl Gustaf en est conscient et ne peut mettre l’avenir déjà délicat de la monarchie en danger. Pratiquant le ski, les sports nautiques, adepte de la vitesse automobile, il a une réputation de play-boy.

On le fiance à de nombreuses princesses dont Marie Christine de Belgique, fille du roi Léopold III et de la princesse Lilian.

Finalement, la presse suédoise découvre que le cœur du monarque bat pour une ravissante allemande. En mars 1976, les fiançailles sont annoncées.

Pour être valide, le mariage doit recevoir le consentement du roi. Carl Gustaf se l’est donné à lui-même… Les noces sont somptueuses. Silvia qui devient reine, porte une création de Christian Dior.

Elle a sauvé la monarchie

Très rapidement à l’aise avec la langue suédoise, Silvia redonne un coup de modernité à la monarchie suédoise et impulse un nouveau style : tout en gardant cet apparat que l’on connaît dans les Cours scandinaves, elle affiche une image de grande proximité.

Au bout de quelques mois de mariage, la presse suédoise n’hésite pas à écrire qu’elle a sauvé la monarchie ! Trois enfants vont naître : Victoria, Carl Philip et Madeleine.

Après la naissance de Victoria en 1977, la reine fait une fausse couche. Les médecins se montrent inquiets quant à la possibilité d’une nouvelle grossesse. Le roi demande au Parlement de modifier la Constitution pour permettre à sa fille de régner en l’absence d’héritier mâle.

Entre-temps, la reine Silvia met au monde Carl Philipp mais les députés votent la modification permettant au premier enfant né de régner.

Victoria succédera donc un jour à son père, même si Carl Philipp a été l’héritier l’espace de quelques semaines.

Cette décision blessera longtemps le couple royal, plein de regrets pour leur fils.

La famille royale vit depuis 1982 au château de Drottningholm considéré comme le Versailles suédois. Disposant d’un écrin particulièrement impressionnant composé de parures provenant notamment de l’impératrice Joséphine, Silvia qui a conservé une silhouette de jeune fille, a gardé son style élégant et classique.

Pour les robes de soirée, elle fait appel à des couturiers suédois ou à Valentino. De jour, elle porte parfois des créations de la maison Natan et des chapeaux de Fabienne Delvigne à l’instar des reines Mathilde et Maxima.

La reine s’est particulièrement investie dans la Fondation Mentor de lutte contre la toxicomanie et a créé la Childhood Foundation. Elle est très active au niveau international dans le domaine de la lutte contre l’exploitation des enfants.

Une reine sereine

Si le roi et la reine de Suède ont toujours affiché une image de famille modèle, il semble qu’en privé, les choses aient été pourtant bien différentes.

Une biographie non autorisée du roi a fait très grand bruit voici deux ans. L’auteur y étalait les nombreuses relations extraconjugales du souverain notamment avec des journalistes, actrices ou chanteuses, ses rendez-vous galants à Stockholm ou lors de ses voyages officiels.

La presse se déchaîna et l’opinion publique souhaita même une abdication. Le roi fit profil bas. Il commenta juste qu’il s’agissait du passé et qu’il en avait parlé avec son épouse. La Cour ne fit plus d’autres commentaires. Le mariage de ses filles Victoria et Madeleine, la naissance de sa petite-fille Estelle, ont comblé la reine Silvia.

Ces derniers mois, elle a parcouru tous les comtés du pays avec le roi à l’occasion des 40 ans de règne. D’habitude réservé, le roi Carl Gustaf est apparu un verre de champagne à la main au balcon du palais pour fêter avec les Suédois ce jubilé.

Auparavant, il avait pris la reine Silvia par la main pour l’entraîner de manière improvisée dans un petit pas de danse dans la cour du Palais. En novembre, Silvia s’est accordé quelques jours de vacances au Brésil, rejointe par son époux. Depuis son retour à Stockholm, elle affiche une mine radieuse d’une épouse, mère et reine à présent totalement sereine.

R. S.

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