Le premier gîte Clé verte en province de Namur

Scharès Luc

Voici un an et demi que Thomas Nagant et Valérie Vanheer se sont installés, avec leurs trois enfants, à Ychippe, à deux pas de Leignon (Ciney). Un retour aux sources pour le père de la famille, qui à vécu toute son enfance dans les environs. Le couple a racheté un gîte, avec l’idée de le faire vivre un peu différemment. La Grange d’Ychippe, d’une capacité de 12 personnes, vient de recevoir le label Clé verte. Une première en province namuroise. Rencontre avec la maîtresse de maison.

Ce label n’est pas le plus connu chez nous. Pourquoi lui ?

"Il se fait que je travaille à Bruxelles, à la Cocof, dans le secteur du tourisme. Je me suis intéressée de près à ce label il y a deux ans. Son principe est évolutif, ce qui est selon moi une excellente chose. Le message que nous voulons faire passer est qu’il ne faut pas nécessairement être militant ou écologiste pour respecter l’environnement."

Concrètement, quelles sont les adaptations que vous avez réalisées ?

"Parmi les critères, certains sont obligatoires, d’autres sont en option. Ici, nous respectons des critères d’isolation thermique, 75 % de nos lampes sont de basse consommation. Il y a la gestion et le contrôle de l’énergie, le tri des déchets qui comprend du compostage. Pour l’eau, nous avons installé des réducteurs de débit, qui font baisser la consommation. Les lessives et le nettoyage se font avec des produits écologiques et, puisqu’il n’y a pas de raccordement aux égouts, l’épuration se fait par lagunage, dans le jardin. Il y a aussi des petits plus, comme les allume-feu écologiques pour le barbecue, un hôtel à insectes ou la possibilité de nettoyer les vélos avec de l’eau de pluie. Mais, tout ceci est facultatif. Les gîteurs sont totalement libres d’y adhérer ou non. Le fait est que la grande majorité joue le jeu."

Quel est votre public ?

"Je dirai que cela a changé ces 6 derniers mois. Avant, deux tiers de nos gîteurs étaient néerlandophones. Depuis, les Hollandais se font très rares. Peut-être à cause de la crise immobilière, assez rude chez eux semble-t-il. Autrement, puisque nous avons un gîte d’assez grande capacité, on reçoit soit des groupes d’amis, soit des familles."

Diriez-vous que les gîtes ressentent la crise ?

"Nous ne nous sommes lancés dans cette activité que depuis un an et demi, notre expérience est limitée. Outre les Néerlandais moins présents, on ressent une évolution : nettement moins de demandes pour des semaines complètes. Par contre, tous les week-ends sont réservés. Nous avons reçu 440 gîteurs en 2013."

L.S.

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