L’âge de fer

Paque Pierre-Yves
L’âge de fer

Encore plus soufflante technologiquement, la saga robotique passe la 4e vitesse RÉSUMÉ Chassés par les humains, Autobots et Decepticons ont disparu de la carte suite à la destruction de Chicago quatre ans plus tôt. Un groupe de scientifiques essaye alors de construire ses propres Transformers et repousse les limites de la technologie au-delà de ce qu’il peut contrôler…

(((;;

NOTRE AVIS Exit Shia Labeouf et place à Mark Wahlberg. Un choix souvent décrié mais normal au vu du scénario. Situé 3 ans après Transformers 3 : la face cachée de la lune - où la carcasse poussiéreuse d’Optimus Prime débarque dans une fermette du Texas -, ce quatrième volet de la saga robotique fait table rase du passé. Sorte de mix entre une suite (référence à ce qui s’est passé avant) et un spin-off (de nouveaux protagonistes mais qui ne savent rien des anciens personnages), Transformers : L’âge de l’extinction se profile non pas comme un reboot mais plutôt comme un premier film d’une nouvelle trilogie, un peu à la manière de Star Wars .

Avec une scène d’entrée qui réinvente la théorie du Big Bang, la fin de l’ère des Transformers et l’arrivée des Dinobots (des dinosaures robots, si si), le début de cette nouvelle adaptation issue des figurines Hasbro semble jouer sur autre circuit que les épisodes précédents, avant de retomber sur ses amortisseurs d’origine… À savoir l’éternel combat entre le bien et le mal, de beaux châssis côté casting (Sophia Myles en tête), de l’humour, des rebondissements en cascade et un déluge d’effets spéciaux métalliques.

Même si l’ensemble fait parfois désordre, Michael Bay en met plein les yeux avec ses combats (et bras) de fer ou ses courses poursuites infernales. De retour aux commandes, le réalisateur fait littéralement joujou avec ses jouets et ses caméras. Après Armageddon, Pearl Harbor et la première trilogie des Transformers , on se demande si celui qu’on surnomme le maître des explosions est encore capable d’aller plus loin. Car avec lui, quand il y en a plus, il y a en a encore. Une grosse artillerie à la limite de la surenchère et de l’interminable (presque 3 h de film), mais le cinéaste américain évite la sortie de piste avec des plans époustouflants, rarement égalés au cinéma, et sans jamais s’emmêler les caméras. Là est la force du film : du blockbuster de bonne figur(in)e, aussi divertissant qu’haletant. Bémol ? Un scénario parfois glissant - où le cerveau est à ranger sous le capot -, des placements de produits à jeter par la vitre (Redbull, Tom Ford, Victoria’s Secret, etc.) et une morale ("votre cupidité sera votre perte") à deux boulons. Bref, du Michael Bay tout craché. La licence Hasbro a beau commencer à tourner en rond, le cinéaste prouve qu’il maîtrise son sujet et qu’il sait (faire) rouler des mécaniques.

Pierre-Yves Paque

Transformers 4

Action - science-fiction

Réalisé par Michael Bay

Avec Mark Wahlberg, Stanley Tucci, Nicola Peltz

Durée 166 minutes

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be