La Dernière Humeur : ne forçons pas les enfants à faire la bise à Tonton Roger

Une humeur signée Maïli Bernaerts.

Dans le centre pour enfants ukrainiens de Bucium, en Roumanie.
Sabine Verhest ©Sabine Verhest

Le repas de Noël est sur le point de commencer. Les convives arrivent au compte-gouttes, se saluent, se donnent des nouvelles de leur santé respective et soudain, c’est le drame : le petit dernier de la famille, âgé de 5 ans fait son entrée dans le salon, se cramponnant fermement au pantalon de son père, refusant catégoriquement (le fils, pas le père) de faire un bisou à Tantine Gertrude et Tonton Roger et de faire un câlin à Papy, qui peinent à cacher leur déception.

S’ensuit une interminable discussion entre Tonton Roger et les parents du petit au sujet des règles de politesse indispensables à la vie en société et des méthodes éducatives qu’il conviendrait d’appliquer, quand ce n’est pas carrément un silence gêné (vivement la dinde et la distribution des cadeaux, qu’on puisse passer à autre chose).

Mais alors, faut-il ou non obliger un enfant à faire la bise quand il n’en a pas envie ? Le délégué général aux droits de l’enfant Bernard De Vos est catégorique : aucun enfant ne devrait être forcé de faire la bise ou un câlin contre son gré ni être gêné de montrer son absence d’attachement à une personne, c’est une question de respect du consentement. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille renoncer à l’apprentissage de la politesse et des règles de vie en société. Mais il existe des façons de saluer une personne qui n’impliquent pas de contacts physiques non souhaités. Et le jour où Tonton Roger, Tantine Gertrude et Papy recevront un bisou ou un câlin du benjamin de la famille, ils pourront se réjouir d’avoir gagné la réelle affection du petiot.

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