Tout a commencé par un coup de fil à la gendarmerie de Vaiges, dans le département de Mayenne (53), que les forces de l'ordre ont dû prendre pour une plaisanterie de mauvais goût... Mais il n'en est rien!

"Tout d’un coup sur ma gauche, j’ai vu une espèce de bestiole qui sautait par-dessus la rambarde, explique le témoin aux gendarmes, qui ont informé nos confrères de France bleu. Après, il a traversé devant moi. Tout de suite, j’ai vu que c’était un lion. Je me suis dit : ‘c’est pas possible’ ! Du coup, j’ai fait demi-tour un peu plus loin et je l’ai revu gambader dans le champ de droite."

Il est 9h30 quand Christophe n'en croit pas ses yeux. Il se rend directement au poste et les gendarmes lui demandent s'il ne confond pas ce soi-disant lion avec un très gros chat, mais il est formel : "Ah, non, non ! C’était bien un fauve ! Il avait la tête d’un lion et la démarche d’un lion, ça se voyait bien au niveau de ses omoplates. Mais il n’avait pas de crinière, je pense qu’il était jeune. Il faisait environ un mètre de haut. Moi, je viens d’une famille de chasseurs, je connais bien le gibier : c’était ni une biche, ni un lynx, ni un chat!"

Dès lors, d'importants moyens ont été déployés. "On ratisse l’ensemble de cette zone pour essayer de déceler l’animal. La difficulté, c’est l’étendue et les caractéristiques du terrain : on ne sait pas à quelle vitesse un lion peut se déplacer", explique Xavier Demeocq, chef d'escadron qui commande la compagnie de Château-Gontier. Une quinzaine de gendarmes et une équipe cynophile ont été mobilisées.

Trois heures après son signalement, les gendarmes n’avaient toujours aucune trace du fameux lion. Le dispositif a finalement été levé, mais la brigade demande à la population de l'informer et d'être vigilant.