Dans le quotidien britannique The Mirror, un vétérinaire anonyme partage sa tristesse face à des choix dramatiques qui se répètent dans son cabinet. Sur la même journée, il lui a été demandé de donner la mort à cinq chiens. C'était la fois de trop pour ce professionnel, qui dénonce la surpopulation des animaux domestiques. "Les chiens que j’ai euthanasiés aujourd’hui n’étaient pas malades, ils n’étaient pas blessés, ils n’étaient pas vieux et ils n’étaient en aucun cas en mauvaise santé", précise l'homme.

Ce coup de gueule était préparé. Il est habitué à devoir euthanasier des animaux. Il n'en peut juste plus. Il a donc décidé de poster son message sur les réseaux sociaux. Cette crise de surpopulation des animaux domestiques, elle a lieu parce que les refuges sont débordés. Ils sont incapables d'accueillir tous les animaux abandonnés. Certains sont donc tués. "Ils n’étaient pas indomptés et n’étaient pas agressifs. C’étaient des chiens parfaits, sains et normaux", admet le vétérinaire. "Ils ont été abandonnés par les humains."

Des moments toujours compliqués à passer pour les professionnels amoureux des animaux. "Ils étaient si heureux de me voir. Ils étaient contents d’avoir quelqu’un dans leur chenil pour leur donner de l’attention et peut-être même avoir la chance d’être emmenés en promenade. Leurs queues remuaient et ils sautaient de joie", raconte-t-il.

Désolé

"Je leur ai donné leur dernier repas, continue le vétérinaire excédé par la situation. La seule chose qui me rend l'affaire supportable, c’est de les endormir d’abord pour qu’ils dorment quand leur vie s’arrête et qu’ils ne remuent pas la queue en me regardant. D’habitude, les chiens aboient sans fin au moindre mouvement ou son, mais il n’y a rien de plus assourdissant que le silence de près de cent chiens alors que la vie de leur voisin ou ami s’arrête."

"Dans leurs derniers instants, je dis à chacun d’eux que je suis désolé et pour ceux qui laissent derrière eux des amis, des chiots ou des frères et sœurs, je leur promets que je prendrai soin d’eux et que je ferai de mon mieux pour leur trouver un foyer ou veiller à ce qu’ils soient soignés correctement",

Visiblement abattu, le vétérinaire lance un appel à l'aide pour réagir tous ensemble et pouvoir vivre "dans un monde où aucun animal en bonne santé n’est euthanasié par manque d’espace, de foyers ou de ressources disponibles."

Il demande aux lecteurs britanniques de se mobiliser, de faire du bénévolat dans les refuges locaux, de soutenir comme ils peuvent les programmes de stérilisation. Mais surtout, il demande aux gens d'adopter ces animaux abandonnés plutôt que d’en acheter de tous jeunes ailleurs.