Si l'histoire a de quoi faire sourire, elle est pourtant bien très sérieuse.

Porté disparu lors d'une course de pigeon organisée dans l'Oregon, le 29 octobre, un pigeon a été retrouvé à Melbourne, soit près de 13 000 kilomètres plus loin ! On suppose que le pigeon a atteint l'Australie à bord d'un cargo. Un fait cocasse qui n'a pas manqué d'attirer l'attention de la presse... Et de l’Australian Quarantine and Inspection Service, agence fédérale reconnue pour son intransigeance chargée de faire respecter les lois de quarantaine en vigueur en Australie.

Car le pigeon, baptisé "Joe" par la personne l'ayant retrouvé, n'a légalement pas le droit d'être en Australie. En effet, sa présence pourrait "mettre en danger la sécurité alimentaire de l’Australie et nos populations d’oiseaux sauvages", a expliqué le ministère de l’Agriculture australien. "Il présente une menace directe pour la faune aviaire de l’Australie et notre industrie avicole".

Une fausse bague ?

Mais l'histoire a pris ce vendredi une toute autre tournure. La bague que le pigeon "Joe" porte à la cheville laissait supposer qu'il s'agissait d'un pigeon de concours américain. Or, selon plusieurs colombophiles, Joe n'appartiendrait pas à une race de pigeon de course. L'oiseau appartiendrait en fait à la race des Tumbler turcs... et serait finalement australien.

"Ils ne sont pas élevés pour voler sur de longues distances, mais pour faire des figures dans les airs. Ce sont plutôt des oiseaux de spectacle", a expliqué à l'AFP Lars Scott de l'association chargée de sauver les pigeons à Melbourne. Une version que confirme l'association américaine des pigeons de course sur Facebook, affirmant au passage que le propriétaire américain, auquel la bague permettait de remonter, a déclaré qu'il n'avait jamais possédé ce pigeon. 

Une histoire qui se termine finalement bien pour le pigeon Joe.