Jacques Boël aurait pris des dispositions pour l'écarter de sa succession

BRUXELLES "Boël, mon père adoptif, a pris des dispositions en vertu desquelles je n'hérite de rien. Je ne suis ni ne serai l'héritière de la famille Boël", déclare mercredi Delphine Boël au Soir Magazine dans un droit de réponse à un article paru en novembre 2012. Le Soir magazine avait publié le 14 novembre 2012 un article intitulé "Delphine, seule héritière de la famille Boël".

L'hebdomadaire y déduisait que la fille naturelle du roi Albert II hériterait de l'importante fortune de la famille Boël étant donné qu'on ne peut légalement déshériter ses enfants en Belgique.

Dans son livre "Les 200 Belges les plus riches" paru en juin 2012, le journaliste économique Ludwig Verduyn avait en effet placé la famille Boël au 14e rang du classement des 200 familles les plus riches de Belgique, estimant sa fortune à quelque 760 millions d'euros.

Dans son droit de réponse, Delphine Boël affirme le contraire. Selon elle, son père Jacques Boël aurait pris des dispositions pour l'écarter de sa succession sans donner plus de précisions.

Certaines astuces existent, indique ainsi un notaire bruxellois, telles que s'installer dans un pays anglo-saxon six mois avant sa mort ou céder ses biens à une société dont les parts sont détenues par d'autres personnes que les enfants. Les fondations privées sont encore une autre possibilité de détourner une partie des biens d'une succession classique.

Le Soir Magazine a tenté de contacter Jacques Boël pour infirmer ou confirmer cette information, mais n'a pas obtenu de réponse de sa part.

A la suite d'une décision judiciaire totalement étrangère à Delphine Boël, l'hebdomadaire n'est pas distribué dans les kiosques ce mercredi, mais est consultable en version PDF sur internet et paraîtra en librairie vendredi.

© La Dernière Heure 2013