La théorie paraît complètement tirée par les cheveux. Et pourtant, elle a pris beaucoup d'ampleur sur les réseaux sociaux. La première dame de France est en effet accusée... d'être un homme et de se prénommer Jean-Michel Trogneux. "Trogneux" étant le nom de jeune fille de Brigitte Macron.

Twitter s'est rapidement emparé de cette folle fake news. En effet, Cnews indique que le mot clef a généré plus de 66 000 mentions jusqu'à présent ! "Parmi les comptes qui ont le plus contribué à la diffusion du hashtag sur Twitter, on retrouve des profils opposés à Emmanuel Macron, issus de l’extrême droite et des milieux antivax et covidosceptiques", indique le média français.

La genèse d'une fake news

Mais comment une information aussi rocambolesque a pu naître sur la toile? L'histoire débute en septembre. Natacha Rey, dans la revue d'extrême droite "Faits et documents", écrit un papier qui explique que Brigitte Macron est née Jean-Michel Trogneux. Elle se décrit comme une journaliste et affirme avoir parlé à de nombreux experts pour attester sa théorie.

Depuis 2018, Natacha Rey est une ferme opposante au régime macronien. Elle témoigne même d'une certaine haine envers le couple présidentiel. Le 10 novembre dernier, elle n'a pas hésité à réaliser une interview avec la médium Amandine Roy sur YouTube pour lui exposer sa théorie. Une vidéo qui a été vue... 470 000 fois avant d'être supprimée.

Si cette pseudo information pourrait paraître comme totalement absurde, elle ne l'est pas pour tout le monde. Ainsi, plusieurs personnalités connues du grand public se sont empressées de relayer cette pseudo enquête. Comme Francis Lalanne qui n'en est pas à son coup d'essai pour se faire le porte-voix de ce genre d'informations.

Contacté par Cnews via Checknews, l'avocat de Brigitte Macron, Me Jean Ennochi, a annoncé qu'il allait porter plainte après la publication de cette fake news.