Réaction grotesque, imitation pathétique... L’altercation entre Emmanuel Macron et des policiers israéliens qui a eu lieu mercredi à Jérusalem lui a valu une avalanche de critiques et de moqueries de l’opposition. Son niveau d'anglais a aussi été épinglé. On l'a soumis au regard d'un prof d'anglais à l'Ihecs.

Le président français a également été accusé d’avoir voulu imiter Jacques Chirac. En cause? Son accent anglais approximatif.

Luca Copetti, professeur d’anglais et de néerlandais à l’Ihecs (Institut des Hautes Etudes des Communications Sociales) se montre un peu moins cruel que les opposants du président.

“Objectivement, son niveau d’anglais n’est pas si mal. En tant que Français, c’était déjà pas donné à la base. Mais je trouve qu’il ne se débrouille pas si mal comparé à d’autres présidents qui l’ont précédé comme Mitterand par exemple. Il y a encore chez certains Français l’idée que leur pays est si important qu’il n’est pas forcément nécessaire d’apprendre à maîtriser une autre langue.”

Il se montre aussi relativement clément par rapport aux capacités linguistiques de nos politiciens nationaux.

“Qu’une personnalité comme Elio Di Rupo n’ait pas un niveau de néerlandais exemplaire me parait assez normal aussi. Il possède un diplôme en physique et a commencé à militer très jeune. Il ne s’attendait sans doute pas à se retrouver à des fonctions si élevées et n’a pas passé beaucoup de temps à apprendre la langue du nord du pays. Son niveau ne me choque donc pas”, indique-t-il.

Il se montre toutefois un peu plus sévère vis-à-vis du niveau d’anglais de Charles Michel. “On est à peu près dans la même configuration qu’avec Elio Di Rupo. Sauf que son père était professeur de néerlandais et d’anglais. Mais on sait bien que les capacités linguistiques ne sont malheureusement pas forcément héréditaires...”