Divers Le premier milliardaire du rap et mari de Beyoncé a décidé de se lancer aussi dans le business de cette drogue légale en Californie.

"Shawn Carter (de son vrai nom, NdlR) jouera un rôle essentiel dans l’orientation des tendances créatives, de la diffusion et de la stratégie de la marque" , indique Caliva, l’une des principales entreprises du secteur du cannabis dans l’État de l’ouest américain (le plus peuplé des USA), dans un communiqué publié mardi sur son site internet.

Nommé stratégiste en chef de Caliva, le rappeur de 49 ans sait dans quoi il s’engage vu que Jay-Z est un ancien dealer de drogue. Lors de ses jeunes années à New York, il a en effet vendu de la drogue. Ironie du sort, le mari de Beyoncé est aujourd’hui engagé auprès de l’ONG Reform Alliance, laquelle milite pour une réforme du système pénal américain. En effet, le cannabis est légal - depuis le 1er janvier 2018 en Californie - si son usage est récréatif. Le PDG de Caliva, Dennis O’Malley, a même estimé sur la chaîne CNN que cette collaboration avec le rappeur ouvrait la porte à "d’importants changements pour l’industrie en matière de visibilité".

Si d’autres célébrités américaines, comme le rappeur et grand amateur d’herbe Snoop Dogg, l’actrice Whoopi Goldberg, le chanteur country Willie Nelson et la présentatrice Martha Stewart ont également associé leur nom à l’industrie florissante du cannabis, Jay-Z contribuera essentiellement à encourager la réinsertion d’anciens détenus, "dont beaucoup sont privés des bénéfices financiers de la légalisation", note l’entreprise aux 600 salariés. Pointant le "potentiel de l’industrie du cannabis", Jay-Z, cité dans le communiqué, dit vouloir "créer quelque chose de formidable, s’amuser en le faisant, faire le bien et accompagner des gens".