Les Pinky Gloves, voici le nom des gants jetables que deux allemands, André Ritterswurden et Eugen Raimkulow, ont imaginé pour que les femmes puissent retirer leurs protections hygiéniques et les jeter de manière discrète et hygiénique. Les deux hommes auraient été sensibilisés au problème en 2010 alors qu’ils vivaient colocation avec plusieurs femmes.

Alors que de plus en plus de personnes tentent de lever le tabou autour des règles, d’autres semblent ici revenir en arrière en perpétuant l’idée que les règles sont "sales". Ces gants, roses évidemment, ont été présentés la semaine dernière dans une émission télévisée allemande. La boîte de douze a été mise en vente au prix de 11,96 euros. Très vite, la toile s’est enflammée, les internautes ont souligné le caractère culpabilisant, inutile et surtout polluant du produit. Pour ajouter une couche à la polémique, un entrepreneur avait même décidé de soutenir les deux Allemands et d’investir 30 000 euros dans le projet.

Mauvaise idée 

Face à ce véritable bad buzz, les deux entrepreneurs ont décidé de prendre la parole. "Nous n’avons pas adressé le sujet de manière adéquate. C’était une grosse erreur. Nous prenons vos commentaires très au sérieux et nous allons repenser notre produit et réfléchir à toute l’histoire de sa création", ont-ils déclaré dans un premier temps sur Instagram. Quelques jours plus tard, ils ont une nouvelle fois décidé de prendre la parole pour annoncer cette fois-ci l’annulation définitive de la vente du produit.

Ils se sont néanmoins félicités d’avoir d’une certaine manière lancé un débat important. Ils ont également révélé avoir fait l’objet de sérieuses menaces. "Ce qui nous a marqué, c’est le fait que nous sommes soumis à une vague féroce de haine, d’intimidation et de menaces de violence, allant jusqu’aux menaces de mort. Nous sommes attaqués et insultés dans la rue. (…) Nous n’en pouvons plus et sommes à bout de nerfs. S’il vous plaît, arrêtez de nous attaquer et de nous menacer, nous, nos familles et nos supporters", ont-ils conclu.