En raison de l'interdiction des rassemblements de plus de 1000 personnes (et désormais de 100!), l'événement n'aura pas lieu en France où il avait réuni 10000 participants l'an dernier.

Nul n’est prophète en son pays, à commencer par les survivalistes contraints de capituler face au coronavirus bien épaulé par les mesures prises par la France pour le contenir. Leur salon annuel qui devait avoir lieu du 20 au 22 mars prochain chez nos voisins, a été reporté à une date encore indéterminée. En effet, l’événement ayant rassemblé près de 10 000 personnes l’an dernier, il tombait sous le coup de l’interdiction de toute manifestation de plus de 1000 participant ordonnée par le ministre des Solidarités et de la Santé.

Un comble pour des individus qui se préparent à tenir tête à une catastrophe à petite ou grande échelle, voire à un cataclysme planétaire balayant la civilisation industrielle qui est la nôtre. Autrement dit, les survivalistes, comme leur nom l’indique, se préparent à faire face à une catastrophe naturelle, une crise économique, une crise sanitaire, etc., en apprenant des techniques de survie et des notions médicales tout en stockant aussi bien de la nourriture que des armes dans des abris antiatomiques ou dans la nature. Ils avaient là une occasion unique de montrer tout leur “savoir-faire”. C’est raté…

Le mouvement survivaliste a vu le jour au début du XXe siècle avant de se développer aux États-Unis dans les années 60, au plus fort de la Guerre froide et de rebondir à chaque crise ou peur prophétique comme le choc pétrolier de 1973, le bug de l’an 2000, les attentats du 11 septembre 2001, la malédiction du calendrier Maya au début des années 2010…