On va squatter les terrasses, on va squatter les terrasses/On va squatter les terrasses/Rass, rass, rass-rass-rass, rass, rass, yeh yeh." Cet air a résonné dans beaucoup de têtes, restaurants et bars ce week-end. Ce titre sorti en 2008 est celui du rappeur bruxellois James Deano, aussi connu pour son tube "Les Blancs ne savent pas danser". Des paroles qui ont 12 ans mais restent d’actualité. "Tout renait dans cette ville, la roue tourne" ; "Tout n’est pas mort donc la vie continue" ; "Tel un Phénix, je renais de mes cendres" ou encore "Regarde le visage des hommes apaisés" ; "La dépression partie, les malheurs sont oubliés" ; "Les vitres sont baissées, les coudes sont sortis (oui)" avec "La zik est à fond, l’enthousiasme aussi (oui)".

De quoi donner le sourire à l’humoriste du Grand Cactus, dont le prochain numéro sera diffusé ce jeudi soir sur Tipik. "C’est vrai que je reçois beaucoup de messages et qu’on me mentionne énormément sur les réseaux sociaux en ce moment", confie James Deano, joint par téléphone, à propos de la nouvelle vie que connaît son morceau suite à la réouverture des terrasses ce samedi 8 mai. "Il est en train de faire un petit revival. C’est vrai que je ne l’avais pas vu arriver ce coup-là. C’est rigolo ! Comme le gouvernement n’a rouvert que les terrasses, les gens ont en effet eu ce titre en tête depuis quelques jours. Et ça fait plaisir !"

Un clip n’est pas prévu pour autant. "Mais il est vrai que les gens me remotivent à refaire un truc, rétorque celui qui ne compte cependant pas reprendre la musique professionnellement. On ne sait jamais mais ce n’est pas prévu."

S’il est difficile à ce jour de quantifier le succès d’"On va squatter les terrasses", surtout qu’il n’est jamais passé en radio, James Deano a pu se rendre compte ce week-end qu’il fait fureur. "Je suis allé manger un petit bout en terrasse avec un pote rue du Bailly, à Bruxelles et c’était la folie, conclut celui qui a été taquiné et chantonné sur le sujet en faisant notamment le tour de la capitale à moto pour goûter à l’atmosphère de cette reprise des terrasses. On avait oublié qu’on pouvait s’asseoir dehors, boire un verre et enlever son masque ! J’étais assis en terrasse, les flics sont passés et j’avais l’impression d’être illégal alors que non, on pouvait faire cette simplicité absolue qui est d’être assis sans masque. On avait manqué ça. Quant à l’ambiance, j’avais le sentiment qu’on avait gagné la Coupe du monde !"