Le rédacteur en chef de l'Irish Daily Star a été mis à pied par les propriétaire du journal

LONDRES La juridiction des référés de Nanterre, près de Paris, rendra sa décision mardi à 12H00 concernant la requête du prince William et de son épouse Kate qui réclament le blocage de la diffusion des photos de la duchesse seins nus publiées dans le magazine people photos.


La décision ne sera pas rendue publiquement mais mise à disposition au greffe, a-t-on appris lors de l'audience.


L'avocat du couple princier, Me Aurélien Hamelle, a demandé l'interdiction de tout retirage du magazine, de la cession ou de la diffusion "à quiconque en France et à l'étranger" des clichés pris pendant les vacances du couple en Provence, et de leur publication sur un support numérique.


Il a par ailleurs réclamé des astreintes, par infraction constatée, de 10.000 euros pour tout retirage du numéro 379 de Closer et pour toute diffusion sur support numérique.


Concernant une éventuelle cession ou diffusion ailleurs, il a également réclamé 100.000 euros d'astreinte.


"Nous ne demandons pas le retrait des kiosques du magazine. Le mal est fait", a-t-il affirmé. Ces clichés ont été pris "dans un moment éminemment intime, lors d'une scène de vie de couple, qui n'a rien à faire sur la couverture d'un magazine", a-t-il estimé, faisant le parallèle entre ces clichés et la "traque funeste" de la princesse Diana, mère de William.


"Ces scènes (n'étaient) pas accessibles aux regards extérieurs". Les clichés publiés étaient "pixellisés", donc forcément pris "avec un matériel puissant comme par exemple un téléobjectif".


Pour Me Hamelle, le duc et la duchesse de Cambridge ne sont en définitive "pas égaux" devant le téléobjectif. "C'est évident (...) lors de leur mariage, on se serait cru aux jeux Olympiques", a rétorqué l'avocate de Closer provoquant un échange aigre-doux avec son confrère.


"Ne me faites pas de morale, je sais de quel côté elle se trouve", a répondu, excédé, l'avocat des époux royaux.


Me Delphine Pando a soulevé l'irrecevabilité des demandes visant la société éditrice de Closer, Mondadori France, dénonçant "une grosse méprise" concernant la propriété des photographies.


"Un magazine people achète l'exclusivité pendant un temps, mais ne possède pas les droits des tirages des photos qui appartiennent au photographe ou à l'agence du photographe", a-t-elle expliqué.


Elle a en outre estimé qu'une demande de ne pas republier équivaut "à une demande de retrait". "C'est un peu hypocrite", a-t-elle ajouté, considérant qu'une telle décision ne relevait pas du juge des référés.


Le fond du dossier sera examiné plus tard, le couple princier ayant déposé par ailleurs lundi une plainte pénale contre X au parquet de Nanterre.


Le rédacteur en chef de l'Irish Star mis à pied


Le rédacteur en chef de l'Irish Daily Star a été mis à pied lundi à la suite de la publication des photos aux seins nus de l'épouse du Prince William et de l'action en justice intentée par la famille royale.


Les propriétaires en joint venture du journal, le groupe britannique Norhtern and Shell et le groupe irlandais Independent News and Media, ont été prompts à condamner la décision du magazine de publier les photos controversées dans sa livraison de samedi.


La société éditrice a annoncé lundi qu'elle avait décidé la mise à pied du rédacteur en chef du magazine "avec effet immédiat" et en attendant une enquête interne sur la reprise des photos publiées une première fois par le magazine français Closer.


Cette annonce fait suite à l'action en justice intentée par le couple princier contre Closer à Paris lundi.




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