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À la retraite depuis sept mois et demi, le roi Albert II se fait très discret, et semble passer une bonne partie de son temps à l’étranger. Certains le disent fatigué, touché par les critiques médiatiques, d’autres évoquent un passage à la retraite difficile et une certaine tension avec son fils Philippe…

Dans le magazine Paris Match de cette semaine, Francis Balace fait le point sur l’état de forme de l’ancien Souverain, fêté par toute la Belgique en juillet dernier et très - trop ? - discret aujourd’hui… "Je crois que l’immense contraste entre Sire, on ne vous oubliera jamais (lors de son abdication le 21 juillet dernier, NdlR) et l’extrême parcimonie avec laquelle sa dotation a été attribuée l’a marqué…"

Albert ou ses conseillers ont-ils exagéré en manifestant leur ire de voir la dotation ainsi rabotée ? "On peut vraiment parler d’une maladresse colossale du côté de l’entourage immédiat du roi Albert", confie une source proche de la famille royale dans les colonnes de Paris Match Belgique. "C’est un sujet extrêmement sensible et il est inconcevable de se battre pour quelques dizaines de milliers d’euros à une période où un enfant sur dix vit sous le seuil de pauvreté. Cela fait tache."

Paris Match pointe également le rôle de Vincent Pardoen, l’ancien chef de la Maison du roi Albert II. "Il y a des crocodiles dans son entourage", commente une autre source. "Vincent Pardoen en fait partie et il a commis des erreurs. C’est un homme d’influence et un gaffeur, apprécié par peu d’hommes politiques, hormis des personnalités proches de l’ancien Souverain, comme Herman De Croo. […] Les partis politiques, tous bords confondus, ne toléreront plus le moindre flou financier ou entorse émanant de la famille royale. Ils ne peuvent plus se taire. Ils étaient vraiment choqués par la demande excessive de Pardoen. Albert ne règne plus et n’est donc plus protégé. La monarchie n’est plus sainte comme elle le fut par le passé. La crise sévit et chacun doit faire ceinture."

Il est par ailleurs probable que les critiques de la presse et des commentateurs influents aient sapé le moral d’Albert. "Entre une adulation en juillet et les critiques qui ont plu ensuite, c’est probable", enchaîne Francis Balace. "Le roi Albert était ému aux larmes de l’affection de tous et puis, à la limite, c’est tout juste si on ne lui reproche pas de ne pas encore être mort."

Pierre-Yves Monette abonde dans le même sens : "Ce qui l’a le plus surpris, je pense, c’est sans doute l’attitude du Parlement. Et du Premier ministre."