La princesse Mathilde, future reine des Belges, a 40 ans ce dimanche

BRUXELLES Ce dimanche, la princesse Mathilde soufflera ses 40 bougies dans la plus grande discrétion familiale. Impossible de savoir comment l’épouse du Prince héritier passera ce cap.

À l’exception d’une série de photos très glamour diffusées au début de cette semaine par les services officiels, le Palais ne pipe mot de l’anniversaire de la duchesse de Brabant.

Compréhensible   Oui, dans la mesure où cette année 2013 est aussi celle des vingt ans de la disparition du roi Baudouin et de l’accession au trône d’Albert II, des événements qui seront marqués comme il se doit aux alentours du 21 juillet.

Ensuite, le Palais, visiblement échaudé par une série d’attaques récentes, n’entend certainement pas faire dans la surenchère à un moment aussi où l’institution et ceux qui l’incarnent sont dans une certaine tourmente politique.

Mais au fond, cela l’arrange bien aussi, la princesse Mathilde étant sans doute un des maîtres atouts du prochain règne.

C’est que jusqu’à ce jour, elle a accompli un parcours parfait dans son rôle d’épouse de futur Roi. Même les flamingants les plus pointus l’admettront : la Princesse a fait un sans-faute communautaire. Non seulement, son néerlandais ne cesse de s’améliorer, mais elle met avec le prince Philippe un point d’honneur à faire de leurs enfants de parfaits polyglottes belges, à l’aise dans la langue de Molière comme dans celle de Vondel. Logique : depuis la maternelle, les enfants vont à l’école néerlandophone. En même temps, le couple princier met tout en œuvre pour que leurs enfants ne connaissent jamais ce que leur père a subi lors de la crise de couple de ses parents. Ils les assistent à tout moment et les suivent même lorsqu’ils sont aux antipodes…

Mais ce brevet de bonne mère se double aussi chez la princesse Mathilde d’un exercice impeccable de ses fonctions. Ce n’est pas nous qui le disons mais ceux qui ont travaillé avec elle depuis son entrée dans la famille royale…

Que ce soit Christian Wiener, le président d’Unicef-Belgique ou les responsables d’autres organismes auxquels Mathilde accorde son patronage, tous sont unanimes à reconnaître qu’elle fait bien son job mais qu’elle le fait surtout en pleine connaissance de cause. Et sans lésiner sur les efforts : récemment lors d’une mission en Haïti, elle aurait pu faire une croix sur une visite à une école parce que la route était inaccessible mais la princesse a tenu à la rejoindre à pied alors que plusieurs journalistes étaient apparemment à bout de souffle… Les responsables de projets qu’elle a visités depuis 1999 conviennent qu’elle connaît bien les sujets et ne fait jamais montre de lassitude, ce qui est loin d’être le cas de tous les membres de la famille royale…

Mieux, Mathilde de Belgique a l’art de booster ses collaborateurs lorsqu’ils sont quelque peu fatigués ou découragés devant un obstacle. La présidente honoraire de son fonds, Françoise Tulkens se dit d’ailleurs toujours épatée par ce dynamisme peu commun qui soulève des montagnes comme celle qu’elle a gravi sous les tropiques comme on l’a lu ci-dessus…

Parfaite, donc, la Princesse   Elle refuse qu’on la présente comme telle et si on insiste trop, cette ancienne Bastognarde peut se révéler têtue comme le fut parfois son propre père et le sont… les Saxe-Cobourg. Mais c’est pour de bonnes causes et si promouvoir certaines valeurs est aujourd’hui vu comme ringard, elle ne se laissera pas démonter par la critique…



© La Dernière Heure 2013