Le vice-Premier MR a fait part de ses conclusions dans une lettre qu'il a adressée au chef du gouvernement, ainsi qu'au prince

BRUXELLES Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, n'a trouvé aucune indication que le prince Laurent ait eu des contacts contraires à l'accord qu'il avait conclu avec le gouvernement à la suite d'une mission controversée en RDC en avril 2011.

Le vice-Premier MR a fait part de ses conclusions dans une lettre qu'il a adressée au chef du gouvernement, ainsi qu'au prince.

Les "insinuations" du président de la N-VA, Bart De Wever, concernant Laurent ne sont dès lors que du "populisme, selon M. Reynders interrogé en marge d'un déplacement à Dublin.

Depuis jeudi dernier, lorsque la presse a fait état de contacts entre le fils cadet du roi et des diplomates angolais, le chef de la diplomatie belge dit avoir pris ses renseignements auprès de l'ambassade de Belgique en Angola, de l'ambassade d'Angola à Bruxelles, des avocats du prince, et de sa fondation. M. Reynders s'est également entretenu à deux reprises avec Laurent.

Selon le vice-Premier, ces "vérifications" n'ont livré aucune indication de contrats ou de projets.

"Je n'ai aujourd'hui aucune indication de contacts, avec des représentants de l'Angola ou d'un autre Etat, qui soient contraires aux engagements pris par le prince il y a deux ans", assure M. Reynders.

Dimanche, lors de l'émission De Zevende Dag (VRT), le président de la N-VA, Bart De Wever, avait dit avoir des doutes sur cette enquête, ce à quoi M. Reynders a tenu à réagir lundi.

"J'ai entendu le bourgmestre d'une très grande ville dire qu'il était certain (que Laurent avait eu des contacts irréguliers, ndlr) et que ce que je fais est insuffisant. J'ai procédé à toutes les vérifications, mais je demande à tous les bourgmestres du pays de m'envoyer l'information à moi, et pas à Zevende Dag ou à un journal dominical. Quelqu'un qui dispose de preuves peut me les fournir. Je prendrai mes responsabilités sur base de faits", réplique le ministre.

Celui-ci dit comprendre que la N-VA veuille s'attaquer à la dotation du prince Laurent, mais ceci n'a rien à voir avec cette affaire, selon lui. "J'ai beaucoup de respect pour tous les partis politiques, mais ceci est du populisme. Il ne s'agit que d'insinuations. Pour un politique, il est préférable de disposer des faits", estime encore M. Reynders, qui tient à souligner qu'il "n'est pas un juge".

© La Dernière Heure 2013