Avec 30 finalistes au pays de la feta, les clichés ont parfois la vie dure mais elles n’en font pas tout un fromage pour autant.

Qui dit première journée de voyage, dit premières (petites) pépites. À commencer par les fautes de frappe dans les prénoms des candidates sur le flyering officiel du concours. Ce qui fait déjà un peu tache pour certaines Miss… C’est Elisa et non Elise Arnould ou encore Charlotte et non Charotte Rau. Alors qu’une autre (Delphine Devos) porte le même nom que la présidente du comité Miss Belgique, Darline Devos. "Ce n’est pas un handicap, j’ai l’habitude qu’on me fasse la remarque alors on s’y fait, rassure la Gantoise de 19 ans, passionnée de chiens (elle en possède deux). Puis, comme je ne suis pas de la même famille (ni de celle des sauces Devos Lemmens, NdlR), je m’en fous !" Une présidente originaire de la région de Flandre occidentale dans une élection qui compte d’ailleurs cette année pas moins de 8 candidates de ce côté-là du plat pays attise parfois quelques jalousies. "C’est vrai que c’est bizarre, entend-on de ci de là. Mais en même temps, elles sont fort jolies aussi !"

Pendant que certaines bravaient une météo capricieuse en ce lundi - entre nuages gris, quelques timides rayons et rafales de vent - lors de leur shooting photo en bord de mer ("attention à la chair de poule", plaisante un photographe pour détendre l’atmosphère), d’autres font du parachute ascensionnel ou dévoilent un peu leurs miss-tères sous leur pull.

"Jessica a été éjectée du concours parce qu’elle était transsexuelle"

Elise Arnould, la nouvelle Miss Luxembourg, est revenue sur la petite polémique au sein du concours lors des élections provinciales. Pour rappel, suite à une vidéo insultante envers ses congénères postée sur Facebook, Marine Toussaint (élue Miss Luxembourg fin août dernier) a été destituée de son titre et c’est donc sa première dauphine qui a hérité du titre. "J’étais attristée par cette histoire car elle m’a aussi insultée. Mais j’ai pris du recul par rapport à tout ça. Je me suis mise à l’écart car je n’avais pas envie que cette étiquette me colle à la peau jusqu’au bout." Quant à l’un des complexes qui revient souvent ? "Mon nez, car il n’est pas comme les autres." (sourire) Ou encore le poids, comme Ellen Caen, 20 ans. "Je veux perdre 7 à 8 kilos durant cette élection, confie la deuxième dauphine de Flandre orientale. Je veux arriver à 50 kilos pour la finale !"

Souvent célibataires, nos miss ont aussi l’art de ne pas passer inaperçues. Non seulement lorsqu’elles font de l’aquagym devant les regards médusés des vacanciers du palace où elles séjournent, mais aussi et surtout lorsque la bourde pointe le bout de son nez (tiens, encore lui). " Jessica était une fille incroyable, raconte Raphaella au sujet de la candidate transsexuelle à Miss Hainaut qui n’a pas su accéder à la finale. Je suis pour la chirurgie esthétique dans ce genre de cas. Elle méritait tout autant que nous d’être là. C’est malheureux qu’elle ait été éjectée de la finale juste parce qu’elle était transsexuelle. Car ce n’est pas de sa faute, c’est juste… une maladie." Oups, et voici donc notre miss (ter) Lagaffe ?

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