Une cousine lointaine de la reine Mathilde doit être jugée pour vol cet après-midi par le tribunal correctionnel de Bruxelles. “Pas si lointaine que cela”, précise Mme Chantal de Smet de Naeyer, qui fut secrétaire générale adjointe bénévole à la Fondation Reine Paola. Et n’en doit pas moins répondre du vol, qu’elle nie avec force, de divers biens d’une valeur totale de 70.000 euros.

La sexagénaire n’en revient pas d’être inculpée alors qu’à ses yeux c’est elle qui est la victime depuis des années de l’homme qui l’accuse.

Une saga qui aurait débuté à la fin des années 2000 quand Chantal de Smet de Naeyer, alors très seule, cherchait l’âme sœur sur des sites rencontres. L’homme qu’elle a rencontré, un certain Bernard, lui en aurait fait voir de toutes les couleurs.

Au point que Chantal n’aurait eu d’autre solution, alors qu’il s’incrustait chez elle, à Woluwe-St-Pierre, que de faire changer les serrures de son habitation. Interdit d’accès, cet homme avait dès lors tout le loisir d’accuser son hôtesse de l’empêcher de récupérer ce qu’il avait emménagé chez elle.

Et Chantal de Smet de Naeyer, 61 ans, poétesse remarquée et cousine pas si lointaine de Mathilde via les d’Udekem d’Acoz, est poursuivie pour avoir volé un gilet exceptionnel puisqu’estimé par le plaignant à 10.000 euros, six costumes d’une valeur moyenne de plus de 1.000 euros pièce, 5 vestes de cuir d’une valeur moyenne de 758 euros et 48 chemises et polos de luxe d’une valeur toujours moyenne de 111 euros.

Le tout, mobilier supplémentaire compris, étant évalué à 69.665 euros.

Dans cette saga, il est aussi question de plaintes déposées par elle. Mais alors qu’il retient celles du monsieur, le parquet laisse tomber celles de madame.

Mme de Smet de Naeyer sera défendue par Me Luc Walleyn. Chantal de Smet raconte qu’à l’époque, elle allait en effet sur des sites spécialisés pour rencontrer l’âme sœur. “On ne peut pas dire que je l’ai rencontrée”, dit cette femme qui, depuis, vit dans les ennuis jusqu’au cou, y compris celui de se retrouver à présent devant les tribunaux. “D’ailleurs, vous pourriez m’indiquer comment trouver la 50e chambre sans se perdre dans ce grand palais ?”