L'extravagante Lady Gaga sera au même titre que les New England Patriots et les Atlanta Falcons la star du Super Bowl dimanche: elle a promis un message de tolérance lors du très attendu spectacle de la mi-temps.

Un an après avoir chanté l'hymne américain avant le Super Bowl 2016, Lady Gaga est cette fois la tête d'affiche du "Super Bowl half time show", un spectacle de treize minutes présenté comme le plus suivi au monde qui coûte à son sponsor, une célébre marque de boisson gazeuse, la modique somme de dix millions de dollars.

Devant les 70.000 spectateurs du NRG Stadium de Houston et, surtout, plus de 110 millions de téléspectateurs américains devant leur petit écran, la diva de la pop va vivre un rêve d'enfant.

"Je pense à ce show depuis que j'ai quatre ans", a assuré celle qui a vendu à travers le monde plus de 27 millions d'albums.

Mais si elle est connue pour ses prises de position politiques tranchées, Lady Gaga a assuré qu'elle ne ferait pas de ce spectacle un tribune politique alors que les Etats-Unis, plus divisée que jamais après l'élection de Donald Trump, vivent une période de vives tensions.

"Les seules déclarations que je ferai durant mon spectacle sont celles que j'ai faites de manière constante durant toute ma carrière", a expliqué Lady Gaga, icone de la communauté gay et transgenre.

"Je crois en l'égalité et dans le fait que l'état d'esprit de ce pays est un message d'amour, de compassion et de gentillesse", a ajouté celle qui n'a jamais caché son hostilité à Trump.

Habituée à surprendre son public avec sa scénographie et ses outrances vestimentaires, l'intreprète de "Poker Face" a entretenu le plus grand mystère sur le déroulement de son show.

Elle pourrait être rejoint sur la scène, montée et démontée en quelques minutes sur la pelouse du NRG Stadium, par une autre diva de la pop Beyonce et le crooner Tony Bennett.

La télévision américaine est prête à faire face à toutes (mauvaises) surprises. Depuis 2005, pour éviter une réédition du "Nipplegate", scandale provoqué l'année précédente par Justin Timberlake qui avait dévoilé un téton de Janet Jackson, le show sera diffusé en léger différé.


Airbnb envoie un message à Trump durant le Super Bowl

La plateforme californienne Airbnb a surpris dimanche avec une publicité, diffusée lors du Super Bowl, prônant notamment la tolérance envers toutes origines et religions, en pleine tourmente autour du décret migratoire du président américain Donald Trump. "Nous pensons que qui que vous soyez, d'où que vous soyez, qui que vous aimiez, ou en qui vous croyiez, nous avons tous notre place, plus vous acceptez, plus le monde est beau", est le message qui a défilé dans ce spot, sur fond de visages de personnes de multiples origines ethniques.


La plateforme de réservation d'hébergement chez l'habitant a lancé, à l'occasion de la diffusion de sa publicité lors du Super Bowl, la finale du championnat de la ligue professionnelle de football américain NFL, le mot clef "#weaccept" (nous acceptons).

Au cas où le message à la nouvelle administration n'aurait pas été assez clair, le directeur général d'Airbnb, Brian Chesky, a tweeté, quelques instants après la diffusion du film publicitaire sur la chaîne Fox.

"Nous allons verser 4 millions de dollars sur quatre ans au Comité international de secours (IRC)", une ONG qui aide les réfugiés dans le monde, "pour subvenir aux besoins des populations déplacées dans le monde", a-t-il écrit.

Contrairement à la plupart des autres annonceurs du Super Bowl, Airbnb n'avait rien laissé fuiter du contenu de son spot, ce qui a encore accentué l'effet lors de sa diffusion.

Le Super Bowl est l'événement télévisuel phare de l'année aux Etats-Unis. Pour la cinquantième édition, en février 2016, il avait réuni 111,9 millions de téléspectateurs.

Avec son film publicitaire, Airbnb a volé la vedette à un autre spot qui avait déclenché un début de polémique, celui du brasseur américain Budweiser. La marque de bière la plus populaire aux Etats-Unis avait consacré son espace publicitaire durant le Super Bowl à l'évocation de l'un des deux fondateurs de Budweiser, Adolphus Busch, et son parcours d'immigré allemand aux Etats-Unis.

Le brasseur avait cherché à éteindre la polémique en assurant que le contenu du spot avait été décidé avant le début de l'administration Trump.

Le coup de communication d'Airbnb se situe dans la lignée des prises de position des dirigeants de l'entreprise, qui ont publiquement critiqué le décret migratoire pris par Donald Trump il y a dix jours.